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  A shadow among the shadows

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AuteurMessage
Zaraki Mitsuky

♦ Guépard ♦
Libre et fier

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~ Messages : 76
~ Gemmes : 387

MessageSujet: A shadow among the shadows   Lun 26 Juin - 18:23

Informations


    Prénom : Zaraki
    Nom : Mitsuky
    Surnom(s) : Spirit dans le domaine du mercenariat mais il s'invente des noms au grès de ses envies.

    Sexe : Mâle

    Âge : 23 ans

    Espèce : Guépard
    Race & description :
    Guépard Luctus :
     

    Métier : Mercenaire et Shalker.
    Faction : Neutre
    Organisation :
    Shalker :
     
    Réputation (entre 0 et 5) : 4

Pouvoirs & Capacités


    Compétences naturelles :
    Départ Fulgurant :
     

    Éléments : Ténèbres - Son - Lumière
    Pouvoirs :
    Shadow's Walker :
     
    Soul's Tracker :
     
    Dark Swimming :
     
    Misty Daydream :
     
    Sunshine :
     
    Secret Chimera :
     

    Capacités : Assassin
    Techniques :
    Devil's Precision :
     
    Shadows' Discretion :
     

    Équipement Utile :
    Saïs en cristal et en os de dragon :
     
    Kunaïs en cristal et en os de dragon :
     
    Katana en os et en cristal de dragon :
     
    Arc en os et en cristal de dragon :
     
    Anneau de changement :
     
    Équipement Supplémentaire :
    Sacoche en cuir :
     
    Range-rouleau :
     
    Feuilles de papier :
     
    Plumes :
     
    Encre :
     
    Gourde :
     
    Bourse :
     
    Bippeur :
     

    Autres compétences :
    Stratège :
     
    Survivant :
     

    Furie :
    Spirit's Shadow :
     

Physique & Mental


    Physique :
    Au pied du mur, il est là. Assis en tailleur, les yeux rivés vers le ciel, vers le haut de cette tour. Au pied du mur. La lumière de la lune donne à la fourrure du guépard cette étrange teinte grise, si brillante et si lumineuse, qui lui confère cet air spectral. De jour, cet aspect fantomatique ne serait pas, laissant la couleur beige clair de sa fourrure ressortir, cette fourrure garnie, avec cet air à la fois décoiffé et doux. Une fourrure dont il prend soin, malgré son travail de mercenaire, un peu par plaisir et un peu pour repousser les soupçons.
    Son regard couleur de sang, intense et brillant, semble vide dans cette nuit. Des yeux pouvant passer toutes les émotions du guépard, quelles qu'elles soient, ou, au contraire, un néant total, effrayant et désertique. Des yeux qui changent de facette dès qu'il le faut, passant du "normal" en société, à "sans émotion" en mission. En général. Le regard d'un villageois, ou le regard d'un assassin. Toute est une question d'entourage.
    Mais au fond de ce vide, si l'on regarde profondément, si l'on essaie de le comprendre, de savoir qui il est, cette trace de doute, si petite, si minuscule, mais pourtant si présente, est visible.
    Posé à deux pas de lui, son long manteau gît, comme l'être sans vie qu'il est, délaissé à cause de la chaleur qui règne alentours. Il ne lui reste que ses habits de tous les jours. Un tee-shirt couleur d'encre sans fioritures, simplement noir, les manches courtes, fabriqué dans un matériau léger et serré, souple et résistant. Son pantalon est constitué du même matériau, tout aussi noir. Habituellement, il porte son manteau, gris et or, orné d'épaulettes et d'une ceinture. En mission, une longue cape noire et un foulard rouge complètent le tout.
    Il reste là sans bouger pendant un moment. Un soupir et, finalement, il se laisse tomber en arrière, les bras derrière la tête. Ses longues oreilles restent à l'affut alors qu'il ferme les yeux et attend, réfléchissant.
    Ses habits serrés laissent apparaître des muscles puissants, entraînés à souhait. Pourtant, ils ne pourraient rien face à l'effusion de puissance d'un dragon ou d'un léviathan. Ce n'est donc pas pour cela qu'ils ont été entraînés. L'agilité, la rapidité et l'esquive sont les principaux atouts de ce félin. Les guépards sont les créatures les plus rapides sur terre. Tout le monde le sait. Alors, pourquoi s'en priver ?
    S'il doit gagner, ce ne sera pas avec sa force physique.
    Finalement, il se redresse d'un bond. D'un simple bond, il se retrouve sur ses pattes. Du haut de son mètre soixante, il observe la forme au sol, puis celle de ceux qui l'accompagnent. Il se penche, attrape son manteau et le met sur ses épaules. Dans ses yeux, plus aucune trace de vide. Plus de doute. Non, une sûreté à toute épreuve. Un sourire carnassier apparaît sur ses lèvres, il jette un dernier regard sur le sommet de la tour, puis sur l'ensemble du château et son sourire s'élargit, maintenant simplement heureux, avec cet air qu'on les enfants avant de jouer. C'est exactement ça. Un jeu.

    Caractère :
    Au pied du mur, il est là. Assis en tailleur, les yeux rivés vers le ciel, vers le haut de cette tour. Au pied du mur. L'air fantomatique que lui donne la lune n'est qu'un aspect de lui même. Il n'est qu'un fantôme de la société. Personne, un inconnu. À première vue. N'importe qui s'intéressant un tant soi peu au mercenariat connaîtrait son nom. Mais pas son visage. Gardé secret jusqu'au bout, caché sous son foulard. L'anonymat permet plus de choses que d'être connu partout et par tous.
    Et qu'on lui reproche ce fait ne le dérange absolument pas. Il se fiche totalement de l'avis des autres puisqu'au fond, seules ses décisions changeront son avenir. Le guépard part du principe qu'on est seul maître à bord. Il suffit de ne pas laisser quelqu'un ou quelque chose prendre la place, et le tour est joué. On ne fait pas ce qu'on peut, on fait ce qu'on veut. Parce que seuls les choix déterminent qui nous sommes. Et rien d'autre.
    Si cependant, il fait ce qu'il veut, il ne prend pas tout à la légère. Pas tout, effectivement. Ce qui arrive au jour le jour, il n'y peut rien. Il y va avec le sourire, en prenant la vie comme un jeu. Car n'est-ce pas ce qu'elle est ? Un éternel jeu où la mort gagne tout le temps. Tout le monde meurt un jour. Il le sait et s'en fout royalement. Il n'en a pas peur. Pas en apparence. Peut-être que le jour J, à l'heure H, à la minute M et à la seconde S, là peut-être et seulement, se rendra-t-il compte du contraire ? Mais sûrement qu'au fond, ce n'est pas mourir qui l'effraie, mais seulement de ne pas aller plus loin, de ne pas continuer à vivre, à faire ce qu'il aime. Mais il ne le saura qu'en affrontant la mort, qu'en la regardant en face. Pour l'instant, il se contente de la taquiner puis de lui tourner le dos. Et ça lui suffit bien.
    Il montre une sûreté à toute épreuve à longueur de journée. Dans ses choix, dans sa vie, notre guépard sait ce qu'il fait. Parfois, il lui faut réfléchir des heures durant. Parfois une seule seconde lui suffit. Mais au final, il sait que ça n'a pas d'importance. Du moment qu'on sait, ça suffit. Et comme il sait, il n'a pas besoin du reste.
    Son regard couleur de sang, intense et brillant, semble vide dans cette nuit. C'est sa tête de quand il réfléchit. De quand il pèse le pour et le contre. Au fond, il sait déjà ce qu'il va faire. Tout le temps. Il fait peut-être semblant pour convaincre la part de raison qu'il lui reste que c'est le bon choix, ou bien pour se donner une contenance.
    Mais au fond de ce vide, si l'on regarde profondément, si l'on essaie de le comprendre, de savoir qui il est, cette trace de doute, si petite, si minuscule, mais pourtant si présente, est visible. Peut-être que ce soir, peut-être pas. En tout cas, en ce moment, ce n'est pas pour convaincre sa raison qu'il réfléchit. C'est sa raison qui te te de le convaincre. "Ne fais pas ça ! Tu pourrais y perdre la vie !" L'écoute-t-il ? Nul ne le sait. Mais peut-être que cette tâche de doute prouve que oui. Ou peut-être est-ce simplement une part de lui ?
    Car oui, sous cette rassurante sûreté, sous ce bel optimisme, se cache en réalité un jeune qui se pose beaucoup de questions et qui doute. Refoulé par le joyeux luron que l'on connait si bien, la partie douteuse de lui-même n'est pas visible par quelqu'un d'autre. Son passé faisant que, il ne peut que la garder et se demander quand pourra-t-il la faire disparaître.
    Parmi ses doutes les plus secrets, les plus importants concernent son père, sa sœur et son avenir. Le passé et le futur. Mais en a-t-il vraiment un ? Ce n'est que l'une des nombreuses questions cachées.
    Il reste là sans bouger pendant un moment. Un soupir et, finalement, il se laisse tomber en arrière, les bras derrière la tête. Ses longues oreilles restent à l’affût alors qu'il ferme les yeux et attend, réfléchissant.
    C'est dans ces moments où il est possible de se demander si ce mercenaire si sûr de lui n'est pas en réalité encore qu'un gamin qui ne sait pas ce qu'il veut. Il sait ce qu'il a fait, il sait ce qu'il fait, mais il ne sait pas ce qu'il va faire. Et pourtant, c'est là tout l'important. Ou alors, il sait ce qu'il va faire, mais il essaye de changer d'avis. Pour lui, pour les autres. Pour les morts passés, pour les morts à venir. Parce qu'il sait que ce qu'il va faire ne sera pas sans conséquences. Ni pour lui, ni pour le monde qui l'entoure. Que cet équilibre instable pourrait bien se briser. Ou alors, qu'il pourrait se briser lui-même. Alors il sait.
    Finalement, il se redresse d'un bond. D'un simple bond, il se retrouve sur ses pattes. Du haut de son mètre soixante, il observe la forme au sol, puis celle de ceux qui l'accompagnent. Il se penche, attrape son manteau et le met sur ses épaules. Dans ses yeux, plus aucune trace de vide. Plus de doute. Non, une sûreté à toute épreuve. Un sourire carnassier apparaît sur ses lèvres, il jette un dernier regard sur le sommet de la tour, puis sur l'ensemble du château et son sourire s'élargit, maintenant simplement heureux, avec cet air qu'on les enfants avant de jouer. C'est exactement ça. Un jeu.

Familier


    Prénom : Ningyō. Elle sert de "lampe" à Koe, mais les démons qu'il invoque sont Âme Errante, Angel, Mistborn, Sunny et BlackJack.
    Nom : Mitsuky
    Surnom : Peluche, doudou ou nounours.
    Âge : Inconnu, mais au moins 23 ans.
    Espèce : Peluche - Génie Élémentaire - Démon Divisé - Lampe Magique
    Race & Description :
    Peluche:
     
    Démon Divisé:
     
    Génie Élémentaire:
     
    Lampe Magique :
     

    Description physique :
    À deux pas de lui, cinq êtres spectraux, un oiseau et un démon discutent à voix basse autour de ce qu'on pourrait appeler une "lampe", mais qui, à vue d’œil, n'est qu'une peluche. Avec sa petite taille ne dépassant les vingt centimètres, ainsi que ses yeux boutons, cette peluche, digne d'un enfant, ne saurait inspirer un sentiment négatif aux yeux de ceux qui la regardent. "Elle ne lui appartiendrait tout de même pas ?" pourraient-ils se demander. Et pourtant, si. Deux couleurs majoritaires se retrouvent sur cette étrange peluche en forme de chat : le beige et le rouge. Les oreilles, les rayures et le bout des pattes sont de cette dernière couleur, alors que le reste est beige, légèrement gris à cause de l'âge. Deux petites ailes blanches, un foulard rouge et des moustaches noires, ainsi que les boutons marrons, complètent le tout. À ses côtés, les cinq démons à l'allure de fantômes pourraient bien en faire paniquer plus d'un. Condamnés par leur pacte à rester dans cette peluche, les cinq démons n'ont d'autres choix que de rester près d'elle. Le loup ailé, le feu follet, la chauve-souris, la licorne et le caméléon, de couleur noire pour les deux premiers, blanche pour les deux suivant, et mi l'un, mi l'autre pour le dernier, ressemblent à des créatures tout à fait normales, telles qu'on les connait. Le démon noir à leurs côtés, cornu et ailé, au sourire démoniaque et couleur encre, semble être, de tous, le plus méchant. Enfin, l'oiseau gris et noir qui les accompagne semble, à première vue, normal. Si ce n'est l'étrange collier rouge qu'il porte autour du cou, et la longue queue de chat sous les plumes de sa deuxième queue. Mais, lorsqu'il se lève pour rejoindre le guépard qui vient de se lever, le regard sur eux, il attrape la peluche, s'envole, et deux nouvelles paires de pattes, auparavant croisées sous les ailes, font surface. Notre oiseau est en réalité un griffon se tenant sur deux pattes. Tous rejoignent le guépard qui s'éloigne, et c'est ainsi qu'ils partent. Sur leurs visages, de nouvelles émotions apparaissent. Et c'est sous la lumière de la lune que nos comparses s'en vont, de nouvelles idées dans la tête.
    Ningyō
    Koe - Falcon Griflet, Peregyr

    Description mentale :
    À deux pas de lui, cinq êtres spectraux, un oiseau et un démon discutent à voix basse autour de ce qu'on pourrait appeler une "lampe", mais qui, à vue d’œil, n'est qu'une peluche. Tous rejoignent le guépard qui s'éloigne, et c'est ainsi qu'ils partent. Sur leurs visages, de nouvelles émotions apparaissent. Le loup ailé, qui semblait très loin lorsque les autres discutaient, a désormais un sourire en coin. Cependant son regard habituellement détendu brille d'une lueur féroce, colérique. Mais à peine une demi-seconde plus tard, cette lueur disparaît, laissant place à son calme légendaire. Le feu follet, qui prenait le plus souvent la parole plus tôt, est désormais calme mais l'orgueil visible sur son sourire ne saurait échapper à que que ce soit. Au finale, son air ne change pas pas de l'ordinaire. La chauve-souris, avec ses longues oreilles avares de paroles, surveille le guépard, discrètement. Une discrétion normale chez elle, car le silence est une partie d'elle, et ce depuis toujours. La licorne, auparavant discrète et attentive à ce que disaient ses comparses, sourit maintenant comme si tout le bonheur du monde lui était tombé dessus. Elle semble enfin heureuse, comme toujours, et l'on pourrait se demander si le sourire apparu sur le visage du guépard était lié, comme si son bonheur à lui suffisait à son bonheur. Exactement comme si elle se nourrissait du bonheur des autres. Le caméléon, qui participait de manière animée à la discussion semble maintenant un peu endormi, couché sur l'épaule du guépard. Tout le monde en a l'habitude, la fatigue succédant sans cesse à son excitation. Le seul à n'avoir pas beaucoup changé est le démon noir. Son sourire sadique est toujours là, mais son regard, pointé vers l'une des fenêtres du château, traduit une folle envie de s'amuser. Au fond, son sourire ressemble beaucoup au guépard. En plus méchant. Enfin, le calme et l'absence de sourire de l'oiseau contraste avec les autres. Il est le seul à ne pas avoir l'air d'être pour ce jeu. Et pourtant, il ne dit rien, respectant ce choix. Son regard semble légèrement triste mais finalement, il soupire et tente un sourire peu convainquant lorsque le guépard le regarde avec un air interrogateur. Et c'est sous la lumière de la lune que nos comparses s'en vont, de nouvelles idées dans la tête.

    Lieu de rencontre : Dans une boutique de jouets.
    Sait-il parler ? : Non.

    Compétence naturelle :
    Flytrap :
     
    Élément : Ténèbres
    Pouvoir :
    Ghostly Devils :
     
    Devil's Call :
     
    Capacité : /
    Équipement : /

    Caractéristique(s) (facultatif) : Koe chante en lightslategray, Shadow vous embête en darkslateblue, Sunny s'éclate en lightpink, Âme rêve en thistle, Blackjack se joue de vous en lightseagreen, Mistborn chuchote en darkorchid et Angel blague en antiquewhite.

Monture


    Prénom : Zéphyr
    Nom : Inconnu
    Surnom : Zéph'
    Âge : 12 ans
    Espèce : Atronach
    Race & Description :
    Atronach de Vent :
     

    Description physique :
    En s'éloignant, un coup de vent ébouriffe la fourrure de ceux qui en possèdent. Un sourire tout neuf se dessine sur le visage du guépard, et, à ses côtés, un bel étalon blanc apparaît, comme par enchantement, surplombant le félin d'au moins vingt centimètres. Entièrement blanc, des sabots au museau, en passant par des dents et une langue d'ivoire, son corps a l'air entièrement fait de vent. Et c'est le cas. Il secoue plusieurs fois la tête, pousse un hennissement discret, et son ami félin lui rend un regard amusé, sans un mot. La crinière et la queue du cheval volent au vent, et disparaissent peu à peu dans le vent que lui-même produit. Ses yeux bleu électrique, profonds et expressifs, suffisent à eux seuls pour comprendre les émotions de l'équidé. Finalement, ses yeux traduisant une déception non dissimulée, il se fond dans le vent, et disparaît dans la nuit.

    Description mentale :
    En s'éloignant, un coup de vent ébouriffe la fourrure de ceux qui en possèdent. Un sourire tout neuf se dessine sur le visage du guépard, et, à ses côtés, un bel étalon blanc apparaît, comme par enchantement, surplombant le félin d'au moins vingt centimètres. Timide, il ne se rend visible qu'à ce dernier, tant et si bien qu'une personne passant dans le coin ne verrait rien à part cette étrange bande. Aucun étalon de vent, et même, aucun vent. Seules les personnes envers lesquelles il a une confiance absolue pourraient se vanter de l'avoir déjà vu. Il secoue plusieurs fois la tête, pousse un hennissement discret, et son ami félin lui rend un regard amusé, sans un mot. Le calme et le sang-froid hors normes de l'étalon, visibles dans son regard ne sont qu'un aperçu de lui-même. Cependant, ces deux facettes sont pourtant contredit par son besoin irrépressible de protéger ceux qu'il aime et ne laisse jamais ces derniers seuls. Et s'il devait arriver qu'ils soient en danger, alors le côté sauvage de l'étalon ferait surface. Finalement, ses yeux traduisant une déception non dissimulée, il se fond dans le vent, et disparaît dans la nuit.

    Lieu de rencontre : Dans l'écurie de Blade.
    Sait-il se battre ? : D'instinct.

    Compétence naturelle :
    Esprit du Vent :
     
    Capacités : /
    Technique : /
    Équipement : /

    Caractéristique(s) (facultatif) : /

_________________
Zaraki s'ennuie en crimson, Koe chante en lightslategray, Shadow vous embête en darkslateblue, Sunny s'éclate en lightpink, Âme rêve en thistle, Blackjack se joue de vous en lightseagreen, Mistborn chuchote en darkorchid et Angel blague en antiquewhite.
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Zaraki Mitsuky

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MessageSujet: Re: A shadow among the shadows   Lun 3 Juil - 18:13


Story


    Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Je n'en sais rien. Tout est flou. Je ne me rappelle que d’événements marquant. Le reste n'est rien.
    Des appels. Des discutions. Des mots échangés. Des disputes. Des jeux. Et des « petit prince ».
    Et puis, il y a ce jour. J'étais dans les bras de mon père. Il pleurait. Moi, je comprenais rien. Rien de rien. Et pourtant, ma mère était étendue sur le sol, dans une mare de sang. Son sang. Et malgré ça, je ne savais pas ce qu'il se passait. J'avais un an, et ce souvenir est resté gravé dans ma mémoire. De tous mes souvenirs, il est le plus net.
    Mon père. Mon village. Il était Hikahame et s’appelait Hivan. C'était un village de ninjas. Nous étions Hikahame. Et les Hikahame étaient des ninjas. Non, sont des ninjas. J'étais le fils du chef. Je me rappelle d'une enfance d'enfant gâté. J'étais chouchouté et adoré de tout le village. J'étais jalousé aussi. Normal. J'étais destiné à poursuivre la voie de mon père. Je devais devenir le plus puissant des Hikahame. Et je le voulais. Ou peut-être que c'était juste ce qu'on attendait de moi.
    Mon entraînement à débuté à mes quatre ans. C'est dur, mais c'est ainsi chez nous. Chez eux. Et puis, c'était facile à cette époque. Mais ça nous apprenait à ne pas rester mollassons. M'enfin...
    J'avais eu une petite sœur. À mes deux ans et demi, mon père est revenu avec une petite chose. Une jeune guépard. Il l'avait trouvé abandonnée. Et il l'a recueillie. Elle est devenue sa fille adoptive. Tout le clan l'adopta aussi. Elle s'appelait Malkia. Et c'était ma sœur.
    Presque quatre ans plus tard, elle débutait son entraînement. J'avais six ans à l'époque. On était toujours ensemble. Je l'aidais, et on s'entraînait ensemble. On était unis.
    Plus on grandissait, et plus on devenait fort. Notre père était fier de nous. Il n'avait pas caché à Malkia qu'elle n'était pas sa vraie fille. On enchaînait les missions et les entraînements en commun. Même si notre sang n'était pas le même, je me comportais comme si tel n'était pas le cas. Je la protégeais. J'empêchais les jeunes guépards de lui tourner autour. Personne ne pouvait l'embêter. Lorsque je n'étais pas occupé, je la suivais dans ses missions. Discrètement bien sûr. Oui, c'était ma sœur, et rien ni personne ne me l'enlèverait. C'était ce que je voulais.
    Et puis un jour, tout a chaviré. Tout ce en quoi je croyais, tout ce que j'aimais s'est envolé. Mon avenir a radicalement été changé. Et à jamais.
    Je venais d'avoir seize ans. J'avais été chargé d'étudier les manies d'une petite vieille qui s'approchait tous les jours un peu plus près de chez nous. Un chez nous protégé par une barrière qui rendait la ville complètement invisible.
    La vieille altawa semblait savoir qui nous étions, et surtout que nous étions là. J'ai été chargé de savoir ce qu'elle trafiquait.
    Lorsque je suis arrivé, elle m'a appelé.
    « Zaraki, est-ce toi ? »
    Je suis resté choqué un moment. comment pouvait-elle savoir que j'étais là alors que j'étais resté discret comme une ombre ? Et surtout, comment connaissait-elle mon nom ?
    « Tu peux t'approcher mon garçon. Je savais que tu viendrais. Tu ne risque absolument rien. »
    Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis avancé. En y réfléchissant, je pense que cette altawa avait utilisé un pouvoir persuasif. Mais je ne suis pas certain de cela. Enfin bref. Je me suis approché mais je suis resté silencieux. Dans mes mots et dans mes gestes. La vieille m'a montré une boule de cristal. elle s'est amusée à la faire disparaître et apparaître et j'ai compris que c'était son pouvoir. Du moins, l'un de ses pouvoirs. Je ne savais toujours pas quels étaient les miens.
    « Tu as raison, jeune guépard. Cette boule de cristal est un pouvoir. Et plus exactement, un pouvoir de divination. Je vous ai vu, toi et ton clan. Je t'ai vu t'approcher. Je peux y lire le passé, le présent et l'avenir. »
    Je ne savais pas pourquoi elle me disait cela. C'était fou. Et pourtant, elle n'hésitait pas une seule seconde à tout me dire.
    « Je te le dis parce que je sais que tu as des choses à me dire. Et des choses à me demander. Pose moi ta question, jeune Zaraki. Et regarde ma boule de cristal. »
    Cette fois, les questions affluèrent. Comment savait-elle à quoi je pensais ? De quoi voulait-elle parler ? Je n'y comprenais rien. Il fallait que j'y voie clair. Alors j'ai posé une question. Comme un automate.
    « Qui êtes-vous ? »
    La vieille a souri, comme si ma question l'amusait. J'ai cru qu'elle ne me répondrait pas. Je me suis trompé.
    « Je me nomme Meïlisse Chang. Je suis une altawa et j'exerce depuis longtemps le métier de divinatrice. Il y a peu, j'ai décidé d'aider les gens et je me déplace de lieu en lieu pour aider les êtres comme toi. »
    Les êtres comme moi ? De quoi parlait-elle ? Des princes ? Des guépards ? Des enfants ?
    « Non, petit prince. Je parle d'êtres perdus, comme toi. »
    Perdus ? Oui, là j'étais perdu. Je ne comprenais rien de ce qu'elle me racontait. Mais c'était elle qui m'avait perdu.
    « Perdus, dans le sens où leur avenir peut se révéler être aussi changeant qu'une perle d'eau, mon garçon. C'est à toi de le choisir. Pose-moi ta question et tu comprendra. »
    Ma question. Mon avenir. Changeant. Mais de quoi parlait-elle à la fin ? Plus elle parlait, plus je me perdais. J'avais l'impression d'avancer en eau trouble.
    Mais je croyais commencer à comprendre de quoi elle parlait lorsqu'elle disait des gens "perdus". Je me trompais.
    « Je te sens perdu. Réfléchis à ton passé. Qu'y vois-tu ? Quelles sont les questions qui t'ont tracassé jusqu'à maintenant ? Quel avenir était tracé pour toi ? »
    Question. Avenir. Deux mots simples. Cette fois, elle m'avait rapproché du but. Je décidais de lui obéir. Mon avenir. Aussi limpide que de l'eau de roche. Devenir chef du clan. Le Hikahame le plus respecté de tous. Comme mon père avant moi, et le sien avant lui. Facile.
    Mes questions. Je m'étais longtemps posé des questions concernant mes pouvoirs. Certaines personnes du clan désespérait à l'idée que je n'en avais pas. Et moi je voyais une étrange créature noire qui me tournait toujours autours. Elle parlait, elle gueulait, mais je ne l'entendais pas. Je ne savais pas qui elle était et lorsque j'essayais de la toucher, ma patte traversait le vide.
    Et puis il y avait ces créatures que j'avais vu rôder plusieurs fois, sans parvenir à les approcher. Mais je sentais qu'elles me suivaient. Qu'elles étaient là. Tout le temps.
    Mes paroles sont claires. Je sais exactement ce que j'ai dis. Et j'y avais réfléchi avant. Longtemps.
    « Je vais devenir chef du clan. Mais, ai-je des pouvoirs ? Et qui sont ces créatures ? »
    La vieille a soupiré. Ce n'était pas ce qu'elle attendait visiblement. Mais elle activa sa boule de cristal. Un brume apparut à l'intérieur et elle me donna la sphère. Aussitôt, des images se dessinèrent dedans. Les cinq créatures fantomatiques qui me suivaient. L'étrange oiseau les accompagnant. Et cette chose noire. Le loup semblait suivre une piste de nuages noirs. L'image d'après me le montrait, fier d'avoir trouvé quelqu'un. Et la suivante, ses yeux brillant d'une colère sans nom. Le caméléon était devenu entièrement blanc. Il posa sa patte sur ma patte arrière gauche, et aussitôt ils disparurent. Je regardais mes mains. Elles étaient invisibles. Tout mon corps également. Je levais la tête et mon reflet se trouvait devant moi. Mais il n'y avait ni miroir, ni lac. Le moi disparut, et un caméléon noir était posé sur le sol. J'étais redevenu visible. L'image suivante me le montrait endormi. Ensuite, la chauve-souris se posa sur mon épaule. Je sentis quelque chose se passer dans ma tête (celle dans la boule, pas la mienne) mais il n'y avait pas de son. L'image suivante était un gros plan sur elle. Elle semblait attentive à tout ce qu'il se passait. Ou plutôt, à tout ce qu'elle semblait entendre. Comme si elle voulait tout savoir. Sur les images suivantes, j'ai vu la licorne dans un gros cocon. La personne à ses pieds l'était de même. Un plaie béante dans son dos se referma doucement. L'image qui suivait la montrait en train de manger des gâteaux. Enfin, le feu follet disparaissait et reparaissait un peu plus loin. Son visage sur la suivante ne montrait qu'un orgueil incommensurable. Puis le petit oiseau s'est mis à chanter. Il a capté aussitôt l'attention de toutes les personnes qui l'entourait. Enfin, le démon se faufila dans une ombre. Tout ce qui m'entourait devint noir. Je ne voyais plus rien. Et puis la brume de la boule s'est éteinte. Complètement.
    « Alors, cela répond-t-il à ta question ? »
    Ces bestioles étaient donc mes pouvoirs depuis tout ce temps ?
    « Ah, bah c'est pas trop tôt mon gars ! »
    Je me retournais. Le démon m'observait, ses petites ailes battant l'air doucement. Il tournait autour de moi. Il était seul, comme d'habitude.
    « T'en a mis du temps pour le comprendre ! Si cette mémé n'avait pas été là, je serais toujours en train de poireauter, le temps que Monsieur daigne m'écouter ! »
    La mémé en question ne sembla pas s'offusquer du surnom. Elle se contenta de sourire. Je ne trouvais rien à répondre au démon noir.
    « Bon écoute, j'vais t'expliquer ça, mais je te r'dis plus rien après, si tu comprend pas, tu te démerde ! Tant que tu croyais pas en moi, j'existais pas. Maintenant, tu sais qui je suis. Alors tu vas devoir me supporter. Parce que je tiens pas à retourner aux oubliettes ! Capiche ? »
    Je me contentais de hocher la tête et le démon soupira.
    « Et en plus il est bête... »
    Je me contentais de grogner. quand bien même j'aurais voulu réagir, la créature s'était assise, boudeuse, et la grand-mère avait pris la parole.
    « Ces gentilles retrouvailles étant faites, je vous propose désormais de continuer. Ce n'est pas cette question que j'attendais mon garçon. Réfléchis, y en a t-il une autre t'ayant marqué ? »
    J'avais beau réfléchir, je ne voyais pas. C'est un mot susurré par la démone qui m'y fit penser. La princesse.
    Oui. Je m'étais longtemps demandé qui étaient les parents de Malkia. Et cette vieille pouvait y répondre. Je pourrais l’annoncer à ma sœur, et nous partirions à leur recherche.
    « Qui sont les parents de ma sœur ? »
    La vielle me répondit par un sourire. C'était visiblement ce qu'elle attendait.
    « Sache tout d'abord que la réponse pourrait changer complètement ton futur. Si tu veux connaitre la vérité, réfléchis-y à deux fois. Dis adieux à ta place de chef de clan lorsque tu sauras la réponse. »
    Je n'hésitais pas. Je savais que mon père ne serait pas d'accord pour ces recherches. Mais je n'imaginais pas la suite. Je me contentais d'hocher la tête. L'altawa me passa sa boule où la brume s'était de nouveau illuminée.
    D'abord, la mère de ma sœur apparut. Elle était belle. Mais la suite me figea. Son père n'était autre que... Mon propre père. Je ne comprenais pas. Pourquoi n'avait-il pas dit la vérité ? Pourquoi est-ce que nous n'avons jamais rencontré la mère de Malkia ?
    La boule de cristal répondit ensuite à mes questions. La mère de ma sœur n'était pas Hikahame. Elle était villageoise. Ce qui expliquait pourquoi nous n'en savions rien. Mais la boule ne se contenta pas de me révéler que cela. Je vis le corps de la mère de Malkia étendue au sol, dans une mare de sang. Debout au dessus d'elle, mon père portait ma demi-sœur. Il semblait triste mais ne pleurait pas. Mes yeux, en revanche, firent le contraire de ceux de mon père. La boule de cristal me glissa des mains. Mais la vieille prévint le coup et attrapa la boule.
    Je n'en revenais pas. Mais l'entraînement que j'avais enduré me permit de me ressaisir. J'essuyais les larmes qui roulaient sur mes joues avant d'hocher la tête.
    « Merci madame Chang. »
    Je n'attendis aucune réponse. Je détalais comme un lapin. En direction du village. Je n'étais plus triste. J'étais furieux. Contre mon père qui nous avait caché la vérité.
    La suite est floue. Je me vois arriver dans le village, les poings serrés. Les gens s'agglutinaient pour s'avoir comment s'était passée ma mission. Je les ai ignorés. Et j'étais suivi par le démon. J'ai foncé chez mon père. Il a immédiatement senti la bizarrerie de la situation. Et ma colère. Il a parlé. Je ne sais même plus ce qu'il avait dit. J'ai hurlé. Là non plus, je ne sais pas ce que j'ai dit. Son regard s'est néanmoins fit froid. On a échangé des mots. Des mots plus glaciaux les uns que les autres. Combien de temps ça a duré ? Je n'en ai aucune idée. Ce que je sais en revanche, c'est que j'ai fini par partir. J'ai claqué la porte dans mon dos en hurlant un adieu.
    J'ai retrouvé ma sœur. En la voyant, je me senti plus clame. Mais je ne lui ai rien dit. Je l'ai embrassé, et je suis parti.
    Je voulais qu'elle vive comme avant. Qu'elle ait un avenir. D'un certain côté, je comprenais ce qu'avait ressenti mon père lorsqu'il a décidé de ne rien lui dire. Ou pas. Peut-être que c'est juste ce que je voulais croire.
    Enfin... J'ai erré longtemps. Tellement longtemps que je n'ai qu'un souvenir flou de cette marche. La créature -mon pouvoir- qui me suivait respectait mon silence. Elle restait derrière. Et se taisait. J'étais sûr que les autres suivaient aussi. Je les sentais.
    Je ne sais pas combien de temps je suis resté à marcher silencieusement. Mais visiblement longtemps. Je ne savais pas où j'allais. Je marchais où me menaient mes pas. À la fin, je ne sentais plus mes pieds, j'étais fatigué, j'avais faim et soif. Je me suis assis, et j'ai attendu. Combien de temps ? Aucune idée. Dès que j'ai pu, je me suis remis en marche, le ventre vide.
    Jusqu'à ce que s'arrête cette interminable marche. Je n'en pouvais plus, ça faisait visiblement plusieurs jours que je marchais. Je ne dormais pas, je ne mangeais pas, je ne m'arrêtais pas. Je voulais m'éloigner le plus loin possible de mon ancien village. De mon père. Et puis, j'ai fini par m'écrouler.
    Je ne sais pas combien de temps je suis resté allongé sur le sol. Je sais cependant qu'on a fini par m’appeler. Je n'ai rien compris de ce que la personne disait. C'était flou et brumeux devant mes yeux. Un peu comme quand on se réveille d'un long sommeil. Il faisait jour aussi. Le soleil tapait fort -enfin, je crois que c'était le soleil- et mes yeux avaient du mal à s'habituer à la lumière.
    Quand je me suis réveillé, je sentais que j'allais mieux. Pas mentalement. J'en voulais toujours autant à mon père. Et je m'en voulais d'avoir abandonné ma sœur. Mais physiquement, je me sentais reposé.
    « Ah, bah c'est pas trop tôt ! Tu sais combien de temps on a poireauté pendant que Monsieur faisait la tête ? »
    J'ai repoussé la démone. Je n'avais pas envie qu'elle vienne m'embêter. Et je n'avais même pas réagit à ce "on". Je voulais juste savoir où j'étais et qui était la personne qui m'avait ramené. Et je voulais oublier. Oublier ce que le vieille m'avait appris et même mon ancienne vie. Je ne voulais plus rien à voir avec mon père. Je voulais que le village, ma sœur et mon père m'oublient. Je voulais qu'ils vivent comme si je n'avais jamais vécu avec eux.
    Mais c'était plus dur de le faire. Celui qui m'avait ramené chez lui, c'était un guépard. Lorsqu'il m'a vu assis sur le lit, il est parti d'un grand rire.
    « Hé bien, mon garçon, t'en fais une drôle de tête ! On dirait que tu as vu un fantôme ! »
    Je ne lui répondis pas, je ne trouvais pas ça drôle. En temps normal, peut-être mais pas là. Il a eu l'air de comprendre.
    « Bon d'accord, je vais te ficher la paix. Si tu as besoin de moi, je serais dans le salon. »
    Il est sorti après avoir jeté un œil dans la direction des huit bestioles assises au pied du lit. Je me suis couché, et j'ai réfléchi. Sans penser à ce nombre.
    Pendant longtemps. Je ne saurais vous dire à quoi j'ai pensé, vu que tout s'emmêlait dans ma tête. Je ne sais même pas combien de temps je suis resté allongé sur ce lit. En tout cas, le type n'est pas venu me déranger. Quant aux bestioles, elles ne m'ont pas embêté, elles sont sorties après un moment.
    Le guépard se nommait Blade. Il a précisé que ce n'était su'un surnom, mais que c'était ainsi qu'on l’appelait désormais. Il m'a posé beaucoup de questions sur ce qu'il m'était arrivé. J'ai omis la vieille et ce que j'ai appris ainsi que mon passé. En fait, je lui ai juste raconté ma fuite comme je l'avais pressentie. Il m'a dit que j'avais dormi un jour complet, ainsi qu'une demi-journée.
    Quant aux bestioles... La démone, je la connaissais. Des sept autres bestioles, l'une n'était su'une peluche. Je ne savais même pas pourquoi ils s'embêtaient à la trimbaler partout. Les six autres étaient ceux qu'i me suivaient depuis longtemps. Koe, l'oiseau. Âme Errante, le loup. Angel, le feu follet. Mistborn la chauve-souris. Sunny la licorne. BlackJack, le caméléon. Ils ne me dirent rien sur eux, juste qu'ils étaient rassurés de voir que j'étais en vie.
    Le guépard m'a hébergé un moment. Les jours se suivaient, et il insistait pour que je reste. Pourquoi ? Allez savoir, mais je ne résistais pas. Je n'avais nulle part où aller, et l'hospitalité de Blade me faisait chaud au cœur. J'ai repris mon entraînement après une semaine passée chez lui. Il m'observait attentivement lors de ces moments. J'ai longtemps cru qu'il surveillait les problèmes. Il attendait pour voir si jamais je n'étais pas remis complètement. J'ai appris à mieux connaître mon pouvoir et les bestioles et j'ai fini par appeler la démone "Shadow". Un jour, Blade m'a dit que nommer une chose, c'est avoir du pouvoir sur elle.
    Un jour, les cinq bestioles à l'air de fantôme et le piaf se sont approchées. Angel m'a dit :
    « On est des démons. »
    J'ai penché la tête, surpris. Je savais ce qu'était un démon, mais je savais qu'ils n'avaient pas le droit d'être ici, sans avoir fait un pacte avec un mortel. Mais elle ne m'a pas laissé le temps de poser une question car elle a ajouté :
    « On veut te proposer quelque chose. »
    Et je n'allais pas l'accepter avant d'avoir des réponses à mes questions. Je me doutais de ce qu'il en était de ce "quelque chose", mais je voulais d'abord comprendre.
    Ils m'expliquèrent alors qu'ils avaient été libérés par un gars. Un ours, qu'ils disaient. Il voulait devenir chef de l'Alliance. Et c'est pour cette raison qu'il avait fait un pacte avec un démon. Il en voulait un diversifié, pas un normal. Et c'était tombé sur eux. Ils en étaient arrivés à quelque chose. Et ils obtinrent leur liberté, après avoir dû laisser deux d'entre eux, que l'ours n'aimait pas, huit ans dans le puits des âmes. Mais finalement, l'ours n'avait pas tenu sa paroles, et les cinq démons se retrouvèrent enfermés dans une peluche. Mais la fourberie des démons étant sans égale, ils avaient glissé, dans le contrat, un piège que l'ours n'avait pas remarqué et finalement, les cinq comparses réussirent à se faire la malle. Ils avaient alors six mois pour retrouver un autre contrat, au risque d'être forcés de retrouver cet ours. Ils ne voulaient pas briser ce contrat, au risque de retourner au puits des âmes, mais ils pouvaient aisément en faire un autre.
    « Ce débile d'ours n'a même pas pris la peine de réfléchir, de tout analyser, avait expliqué Angel. Il a accepté, sans réfléchir. On peut pas trouver plus bête. Le pire, c'est qu'il n'a aucune chance d'accomplir son rêve. On peut même parler d'illusion, tant il est irréalisable. »
    Après cela, ils avaient rencontré Koe. Il n'avait pas compris que la peluche était un nid à démon. En ressentant sa magie, il n'avait pas hésité. Puis, il avait toujours eu un faible pour les peluches. Ce n'est qu'après qu'il fit la connaissance de ses colocataires. Colocataires qui ne voulaient que s'éloignaient et pour qui l'arrivée de ce génie était une véritable chance. Et ils s'étaient alors mis en quête d'un nouveau pacte.
    Alors c'était moi qu'ils avaient choisi. Parce que j'avais ce qu'ils cherchaient. Ils n'ont pas voulu me dire ce que c'était. Ils ont juste dit que la vieille altawa leur avait montré.
    Et finalement, après y avoir longuement réfléchi, j'ai fini par accepter. Blade, Shadow et moi, on avait parlé longtemps, pesant le pour et le contre des points qu'ils voulaient et de ceux que je voulais. Des jours et des jours ont été passés sur des fauteuils à parler.
    Finalement, on a tout laissé tomber. J'ai proposé autre chose aux démons.
    « On va faire simple comme contrat. Sans piège. Un contrat facile, que tout le monde peut comprendre. Pas un truc énorme, où personne ne pourra en sortir. »
    Je me souviens du regard que chacun m'a lancé. BlackJack et Sunny avec l'impression qu'ils donnaient de ne rien comprendre. Âme et Mistborn, l'air satisfaits. Et le sourire d'Angel. Un sourire qui voulait tout dire. C'était ce qu'elle voulait. J'ai continué :
    « J'irai chercher vos deux potes lorsque le pacte avec l'ours sera effacé. Je vous garderai avec moi, et je protégerais cette peluche. »
    Aucun des démons n'avait quelque chose à répondre. Finalement, Sunny et BlackJack avaient compris, et ils souriaient.
    « En échange, vous tous, et vos deux copains, vous devez simplement toujours être honnêtes avec moi. Aucun mensonge, aucune entourloupe. En aucun cas. C'est la seule chose que je demande. »
    Sans doute une peur que j'avais depuis que je savais pour ma sœur était celle-ci. L'honnêteté des proches, qui finalement, n'existait pas toujours.
    Le feu follet hocha la tête.
    « Très bien. On fait ça alors. Mais si jamais la peluche venait à être détruite, tu dois jurer que tu viendra nous chercher. Tous, sans en laisser un seul. Et tu nous mets dans une arme. Ce que tu veux, tant que c'est une arme. »
    J'ai hoché la tête. Mais je ne voulais pas m'arrêter là. Ils avaient rajouté une clause, et je venais d'en voir une nouvelle.
    « Bien. Mais vous devez tous m'apprendre à utiliser vos pouvoirs. Et jamais refuser que je m'en serve. »
    Le sourire d'Angel s'est élargit. Je ne savais pas à cette époque que cette clause était obligatoire dans leur cas. En tout cas, elle a hoché la tête et m'a dit :
    « Très bien, alors on fait ça. »
    Finalement, le contrat a été réalisé et, jusqu'à maintenant, il nous a tous convenu et rien n'est à y redire.
    Et puis un mois après mon arrivée, Blade m'a posé une question.
    « Dis-moi, est-ce que tu a prévu quelque chose pour ton avenir ? »
    J'ai secoué la tête. Non, je n'avais rien prévu. J'avais renoncé à mon titre dès lors où j'étais sorti du village.
    Alors il m'a posé une seconde question. Une seule, mais elle a illuminé les propos de la vielle altawa. « La réponse pourrait changer complètement ton futur. » Je venais d'en saisir le sens.
    « Est-que ça te dirait de devenir apprenti ? »
    Je ne savais pas de quel apprenti il parlait. Mais après tout, que ce soit apprenti guerrier, guérisseur, ou n'importe quoi d'autre, même fleuriste, j'aurais accepté. Je voulais tout changer, oublier le passé. Oublier ma vie d'avant. Mais je n'ai rien répondu. Sans doute parce que sa question m'avait surpris. Ou peut-être qu'en fin de compte, je voulais finalement savoir de quel apprenti il parlait. Je ne saurais vous le dire. Je me suis contenté de pencher la tête.
    « Je te parle de devenir apprenti Shalker. Je ne peux pas te donner plus d'explications de suite, ce serait considéré comme une trahison de la part des autres. Mais sache que les Shalkers sont avant tout des espions et des... Mercenaires, tu nous qualifiera peut-être ainsi. »
    Des espions. Ça restait dans ce que mon entraînement m'avait appris. Rester discret et silencieux. En tout cas, le mot « mercenaire » m’intéressait. Si je voulais faire une croix sur mon passé, je ne pouvais pas oublier ce que j'avais appris. Et fleuriste n'était pas un métier pour moi. Ni un autre. Je voulais être dans le combat. Parce que c'était désormais la seule base qu'il me restait. Alors j'ai accepté.
    L'entraînement ne ressemblait pas à celui que j'avais reçu avant. J'en étais heureux. Mais je ne parvenais pas à oublier. Ce qui me laissait cette humeur maussade tous les jours. Mon maître m'a surnommé Smile. Il m'a expliqué l'intérêt d'avoir un surnom. Même si la Guilde nous donne des ordres, des travaux, des missions, elle nous laissait libre. Nous avions en quelque sorte deux vies. Celle à la guilde, et notre vie normale. Mais à la Guilde, nous nous faisions appeler par un surnom. Ça nous évitait ainsi de nous faire connaître.
    Il m'a plusieurs fois dit de sourire. Ce que je ne faisais désormais plus. Pourquoi ? Simplement parce que mon ancienne vie me revenait toujours en tête. Je voyais le visage souriant de ma sœur, nos jeux, nos discutions. Et plus je m'en souvenais, plus je sentais que je m'éloignais d'elle. Que je ne la reverrais sûrement plus jamais. D'où ce Smile. C'était pour moi comme un rappel de tout ce qui s'était passé. Mais je ne lui ai rien dit. Pour lui, c'était plutôt comme un conseil. Il me disait de sourire à travers ce surnom.
    Il m'expliqua tout de la guilde. L'apprentissage durait trois ans durant lesquels l'apprenti devait jurer fidélité à son maître et ce dernier patience envers le premier. à la fin de l'apprentissage, le maître donnait un nouveau surnom à son apprenti. Un surnom définitif. Le rituel se passait devant tout le monde alors que la prise d'apprenti ne l'était pas. Après ces trois ans, nous étions libres de faire ce qu'il nous plaisait. La Guilde nous confiait régulièrement des missions selon notre niveau, et nous pouvions devenir des mercenaires à la solde d'autres personnes. À condition de ne jamais parler de la Guilde. Un an après notre fin de formation, nous pouvions prendre un apprenti.
    La Guilde, quant à elle, était contrôlée par le conseil. Celui-ci était constitué de plusieurs Shalkers qui avaient fait leurs preuves et qui avaient été élus. Les derniers membres du Conseil sont au nombre de cinq et sont là depuis longtemps. On les surnomme les anciens.
    Bref, il m'avait appris tout ce que je devais savoir sur la Guilde, et ça me plaisait. Je disais au revoir à mon passé, et bonjour au futur, ce que je n'avais pas fait depuis ma rencontre avec la vieille. Plus le temps passait, et plus j'apprenais. Plus je devenais fort. Et j'étais accompagné du meilleur Shalker de la Guilde. Sans exagération.
    À la fin de mon apprentissage, j'avais retrouvé le sourire. Si je n'oublias pas mon passé, j'avais néanmoins réussi à ne plus me lamenter. J'avais choisi mon futur, et je ne le regrettais plus. Seule Malkia me faisait revenir sur mes choix. J'avais dix-neuf ans et j'étais Shalker. Et je m'appelais désormais Spirit.
    Un an plus tard, je ne cherchais pas d'apprentis. J'étais bien entouré avec Shadow, Blackjack, Sunny, Âme, Mistborn, Angel et Koe. Et puis, j'aimais bien rester en compagnie de Blade. Je n'avais pas de chez-moi, et lui, il m'accueillait. Être l'ancien apprenti du meilleur Shalker me rendait spécial. J'étais testé de tous les côtés, et je me révélais assez bon. Je me fis un nom rien que pour cette raison.
    Jusqu'à ce jour. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Blade a complètement disparu. du jour au lendemain, il n'était plus là. J'ai pensé que c'était passager, qu'il reviendrait. Mais d'habitude, il me prévenait lorsqu'il avait une mission. Là non. Une semaine est ainsi passée durant laquelle je ne cessait de dire qu'il reviendrait. à l'aube du dixième jour, je décidais de le rechercher. Je n'avais aucune piste. Mise à part Âme. Il se souvenait parfaitement des traits de mon ancien maître. On a pas tardé pas à le retrouver. Le souvenir de ma mère, étalée dans une mare de sang me revint en tête lorsque j'ai vu Blade. Vous devinez la suite. Je ne sais pas combien de temps je suis resté à ses côtés. Un nouvel univers s’effondrait avec sa mort. Lorsque que mes larmes se sont arrêtées, je me suis levé. Et je l'ai enterré. Sans un mot. Ce qu'il se passait dans ma tête valait bien tous les discours du monde.
    Je suis rentré et je me suis écroulé sur le lit. Je me suis ensuite endormi comme une souche. À mon réveil, je ne croyais pas à ce qu'il s'était passé. Je ne parvenais pas à croire que le meilleur Shalker était mort. Et pourtant, c'était le cas.
    J'ai continué à vivre dans cette maison. Mais sans Blade ce n'était pas la même chose.
    Et puis j'ai fait la connaissance de Zéphyr. Cet étalon de vent vivait déjà depuis longtemps dans l'écurie, mais je ne l'avais jamais vu. Il ne voulait pas que je le voie. Je suis arrivé pour lui annoncer la nouvelle. Je ne voulais pas qu'il se pose des questions. Je voulais qu'il sache tout. Je lui ai expliqué, sans le voir, et je suis parti. Le lendemain, je suis revenu, il fallait le nourrir après tout. J'ai été surpris lorsque je l'ai vu. Il s'est approché de moi, je l'ai caressé et c'est là que Mistborn s'est posée sur mon épaule. Elle ne s'est concentrée que sur l'Atronach, et j'y ai vu défiler des tas d'images de lui et de Blade. J'ai compatis. Je sais ce que ça fait de perdre un être cher. La différence entre Zéphyr et moi, c'est que je l'ai décidé, lui n'a pas eu le choix...
    Depuis, Zéphyr ne s'est plus dérobé à ma vue. tous les jours, je lui racontais des histoires. Il est le seul à avoir entendu des histoires de mon enfance. Il me le rendait bien.
    Quelques mois plus tard, on s'était tous les deux remis au boulot. Je m'entraînais et lui avait un nouveau travail. C'était le même qu'avec Blade, mais ça lui changeait les idées. L'entraînement intensif que je m'étais donné porta ses fruits. Accompagné de ceux, tout aussi sévères, du clan Hikahame et de mon maître, il me rendait plus fort. Les tests des autres Shalkers se multiplièrent. Je devenais de plus en plus bon et mon nom devenait de plus en plus connu dans la Guilde. Mais il n'y avait pas que moi. Un certain Lelouche gênait mon parcours. Et il y avait Loup aussi. Elle était à cent pour cent avec moi. Lorsque Lelouche y mettait des siennes, elle me soutenait. Lelouche m'avait prit en grippe. Avoir Blade en maître rendait jaloux certains, et il faisait parti de ces personnes. Lorsqu'il pouvait, il ne se gênait pas pour raconter des mensonges sur moi. Non, je n'étais pas sa seule cible, il ne supportait seulement pas que Blade l'aie refusé. C'est Loup qui m'a raconté ça.
    Deux ans plus tard, lors de mes vingt et un ans, on me confia une mission. Un Shalker ne donnait plus de nouvelles. Comme nous savions où il vivait, nous y rendre fut du gâteau. Zéphyr m'y emmena par la voie des airs, et en un rien de temps, j'étais arrivé. Un comité d'accueil nous y attendait. Un ours et un jeune guépard patientaient devant l'entrée. L'ours semblait calme et malgré sa taille imposante, ne bougea pas. Le guépard décida d'agir à sa place. Un arrogant doublé d'un prétentieux. Son attitude ne me laissant aucun doute là-dessus, je ne m'en occupais pas. L'ours se poussa, me laissant la porte ouverte.
    La mission se révéla être du gâteau. Le type en avait assez des Shalkers et voulait couper les ponts avec nous. Il me demanda mon identité, et lorsqu'il apprit qui j'étais, il hocha la tête.
    « Je suppose que je vais devoir vous suivre. »
    J’opinais du chef. Évidemment, c'était ce que la guilde m'avait demandé si ses suppositions se révélaient exactes. Et c'était le cas.
    Il ne broncha pas. Le guépard le voulu, mais celui qui se trouvait être son maître le fit taire.
    Le choix du conseil fut irréversible. L'ex-Shalker devrait être emprisonné à vie. Libre, il pouvait dire ce qu'il voulait sur la Guilde. Ses apprentis, eux, voulaient être Shalkers. Puisque j'avais dû les séparer de leur maître, c'était moi qui devrait les tester. Cela ne me dérangeait pas. L'ours était solide. Il était intelligent et sa méthode de combat laissait présager qu'il ferait plus un guerrier qu'un espion. Mais c'était largement autorisé. La Guilde avait besoin de bras costauds comme les siens. Mon choix était clair à son sujet, il pouvait continuer son apprentissage. Le guépard, quant à lui, était bien différent du premier. il faisait tout en finesse et préférait la ruse à la boucherie. Il était doué et il avait de bonnes idées. Il pourrait continuer son entraînement. J'étais clair à se sujet, mais s'ils voulaient progresser ils devraient se séparer. Visiblement, ils s'entendaient bien, mais même si ça les dérangeait, ils acceptèrent. Le choix de leur maître reviendrait au conseil, avec, bien sûr, l'accord de ce dernier.
    Plus tard, une réunion eut lieu pour ces deux apprentis. Si tout le monde était réuni, c'était parce que si le maître que le conseil avait choisi refusait, il y aurait ensuite une demande, et que les Shalkers de l'assemblée devraient choisir eux-même s'ils le voulaient. Le conseil avait réfléchi, et il en avait conclu que le meilleur maître pour l'ours était probablement Lelouche. J'approuvais ce choix. Même si je n'aimais pas ce type, et que celui-ci me rendait la pareille, il était un bon combattant, et j'en avais conscience. Mais ce dernier, déclarant qu'il n'avait pas confiance en moi, décida de le prendre en test. Le conseil enchaîna alors avec le deuxième apprenti. Qu'ils me proposèrent. Je n'aimais pas ça. Les apprentis, ce n'était pas trop mon truc. Depuis la mort de Blade, j'y avais réfléchi, et je savais que ça entraînerait des problèmes à cet apprenti. Qui plus est, j'aimais bien la nouvelle tranquillité de ma vie. J'y ai longuement réfléchi. C'est Lelouche qui me fit prendre mon choix. Il commença à dire à ceux qui l'entouraient que j'avais la frousse de prendre un apprenti. Il enchaîna avec d'autres remarques déplaisantes, dont certaines avaient trait à l'apprenti en question, soi-disant trop faible pour moi. J'avais mal accepté ses mots, et je décidais de prendre en charge le nouveau Lie. Lie parce qu'il avait décidément bien changé lorsque j'étais devenu son maître. Le guépard prétentieux qu'il était avant laissa place à un joyeux camarade.
    La seconde année de son entraînement -la première étant passée avec son premier maître- se passa sans incident majeur. Finalement, Lelouche avait compris la valeur de son disciple et le garda sous le surnom de Teddy. Je me pris plusieurs fois à plaindre ce pauvre ours. Heureusement qu'il n'avait que deux ans à patienter sous ce nom.
    Mais alors qu'ils étaient à un peu plus de la moitié de leur troisième année, un choc ébranla et menaça la Guilde. J'avais fait mes preuves en tant que Shalker. Mais le conseil me chargea de retrouver quelqu'un. Cette personne n'était autre que l'un des anciens, Mizutsune. Il avait disparu, et j'étais chargé de le retrouver. Le problème, c'est que nous n'avions aucune piste. Alors on a dû trouver autre chose. La réponse m'est venue toute seule. La vieille ! J'ai chargé Âme de la retrouver, et il s'en est occupé sans souci.
    Il l'a trouvée dix minutes plus tard. Elle errait dansla forêt, à la recherche de quelque chose. Lorsqu'elle m'a vu, elle s'est écriée :
    « Tu es déjà là ! Je t'attendais mon garçon. Approche. »
    Je fis signe à Lie de m'attendre, je m'approchais de la vieille et elle me tendit la sphère. Je n'ai eu qu'à formuler mentalement ma question et la brume s'alluma dans la boule. Ce que j'y vis me stupéfia. Le vieux était toujours à la Guilde ! Je rendis la boule de cristal à sa propriétaire avec un merci avant de retourner voir Lie.
    On s'est dirigés vers la Guilde alors que j'expliquais à mon apprenti ce que j'en avais conclu. On avait un gros problème. Arrivés, j'ordonnais à Lie de s'éloigner et je me dirigeais vers la salle du conseil. J'ouvrais la porte comme une furie pour y découvrir les cinq anciens assis à leur place habituelle. En me voyant, Mizutsune soupira, deux autres eurent une moue, le quatrième un sourire carnassier et le dernier s'exclama :
    « Spirit ! Tu tombe bien, nous venons juste de trouver Mizutsune ! »
    Je secouais la tête d'un air déçu.
    « Vous devriez avoir du temps pour trouver des excuses... »
    Celui qui avait parlé grogna avant de siffler. Une dizaine de personnes vêtues de noir sortirent de portes dissimulées. J'avais assez vu ces tenues pour les reconnaître. Des ninjas !
    « Alors Spirit, qu'en dis-tu ? »
    J'éclatais de rire. Ce que j'en disais ? On avait été superbement bernés par nos chefs. Je me retournais avant d'ouvrir la porte en volée.
    « Arrêtez le ! »
    Des ninjas se précipitèrent derrière moi, mais j'étais déjà dehors. Une vingtaine de Shalkers se trouvaient dans le hall. Il y en avait aussi dehors, dans la cour. J'en espérais plus, mais tant pis, je ferais avec.
    « Mes amis, regardez quelle bonne surprise on nous a apporté ! »
    Mon exclamation fit retourner pas mal de Shalkers. Je savais que les ninjas ne me laisseraient pas finir, aussi, je m'élançais dans la foule. Je n'eus aucun mal à les distancer en usant de ma vitesse. Je m'arrêtais au milieu des gens avant de continuer :
    « Des ninjas ! Et employés par nos valeureux anciens ! Quelle bonne surprise ! »
    Les Shalkers comprirent la situation. Sans doute pas tous, mais suffisamment pour tenter de barrer le passage aux ninjas.
    « Qui veut faire joujou avec eux ? Ils sont en manque d'amour mes amis, allez leur en donner un peu ! »
    Le reste des Shalkers qui n'avaient pas saisi la situation le firent dans cette dernière phrase. De plus, je m'étais rapproché de la sortie et certaines personnes de dehors l'entendirent. En bref, les ninjas allaient regretter d'être venus ici. Il fallait désormais convaincre les Shalkers de la culpabilité des vieux. La plupart attaquaient les ninja par le simple fait que leur présence ici était dangereuse. Mais je doutais que tous me croyaient. Après tout, les vieux étaient là depuis bien plus longtemps que moi. Et si j'avais fait mes preuves en tant que Shalker, ce n'était pas suffisant.
    « Blackie, viens ici mon vieux. »
    Le caméléon comprit et me rendit invisible sans aucun souci alors que son comparse me copiait. Me rendre à la salle du conseil fut simple. Les anciens parlaient entre eux. Le caméléon me lâcha et j'apparus dans la salle sous leurs yeux ébahis. Et près du levier.
    « Je crois que le mieux que vous ayez à faire c'est à vous casser, vous et vos copains. On ne sait jamais. Peut-être que quelqu'un a activé le service de réunion immédiate. »
    Sur ces mots, j’abaissais le levier qui se trouvait près de moi avec un sourire. Les traîtres le prirent mal. Mizutsune se leva et les autres l'imitèrent. Je me déplaçais vers ma droite, en direction de la porte. Ils voulurent me coincer. Faillirent réussir. Dommage pour eux, j'avais disparu. En fait, je n'étais qu'invisible, et je ne sais pas ce qu'ils ont cru. Le fait est que j'ai profité de leur surprise pour filer vers la porte. Ce n'est qu'à l'entrée que j'ordonnais à Blackjack de me lâcher. Mon but était d’attirer les anciens devant tout le monde.
    Mon subterfuge fonctionna. Par peur que tout le monde me croit, il essayèrent de m'attraper. Et ratèrent. Comment ? Une bande de Shalkers s'était dirigée vers nous. D'autres aidaient les blessés, mais les ninjas s'étaient fait battre. On était beaucoup plus nombreux qu'eux. Enfin, lorsque mes compatriotes sont arrivés, ils ont remarqué que les vieux... Semblaient finalement ne pas être si vieux. Ou alors, ils étaient drôlement bien conservés et avaient gardé une pêche d'enfer. Parce que oui, les anciens s'étaient élancés vers moi avec une dextérité et une souplesse que les vieux n'avaient pas. Généralement du moins. Ils s’arrêtèrent net lorsqu'ils aperçurent les Shalkers derrière moi. Ils étaient pris au piège. De plus, il y en avaient d'autres qui s'approchaient.
    Ils sentirent qu'ils avaient raté leur coup et s’échappèrent. Rectification, voulurent s'échapper. La seule porte menant dehors, à part celle que nous gardions venait d'être ouverte. Un visage familier se dessina dans l’embrasure de la porte alors que les anciens-vieux courraient vers elle. Lelouche ! Lorsqu'il entra, son apprenti bloqua l'entrée. Était-ce fait exprès ? Aucune idée, mais il réussit à couper la retraite des traîtres.
    Tous les ninjas devinrent prisonniers. L'un d'entre eux cafta tout en voyant s'approcher Teddy. Il était minuscule comparé à l'ours.
    On apprit que les ninjas ne savaient rien des Shalkers, et ils furent libérés. J'ai une totale confiance en Loup, et elle sait quand on lui ment. Eux ne mentaient pas. Les cinq vieux restèrent emprisonnés cependant. C'était beaucoup trop dangereux de les laisser sortir.
    Ensuite, il fallait choisir des nouveaux maîtres du conseil. On avait décidé d'en trouver trois. Beaucoup voulurent faire un vote, ce qui fut fait. Lelouche n'avait pas à démontrer ses talents, et il fut voté à l'unanimité. Les femmes Shalkers avaient décidé (avec ou sans réunion, allez savoir) qu'au moins une femme devait devenir maître, et elles votèrent Loup. Elle devint « ancienne » à 56%. Quant au dernier... Il était sûrement le seul Shalker à ne pas vouloir devenir maître. Et pourtant, je fus voté. Moins une voix. Non, ce n'était pas Lelouche, mais bien moi.
    Je devais néanmoins me contenter de marquer mon désaccord silencieusement. Les règles avaient été dites, et on ne pouvait pas refuser le choix des Shalkers. Tant pis, je devrais attendre.
    Pendant presque six mois j'ai dû attendre que quelqu'un prenne ma place. Mais personne ne se déclara. Et deux maîtres, c'était casse-pieds. S'ils n'étaient pas d'accord, personne ne pouvait les départager.
    Finalement, la fin de l'apprentissage de Lie arriva. Je décidais de le surnommer Fly. Il voulait continuer son apprentissage pour apprendre davantage. Et moi je voulais qu'il vole de ses propres ailes. Quant à Teddy, il devint Alone. Quel poète ce Lelouche...
    Mon supplice arriva à terme ce jour là. Je proposais ma place contre un concours. Celui qui gagnerait deviendrait maître à ma place. Si certains rechignèrent, ma proposition obtint un succès éclatant.
    J'ai décidé de faire une épreuve de discrétion. C'était une espèce de grand cache-cache dans la Guilde. Le vainqueur se trouva être... Fly. Avec l'aide de Blackie. Il était dit que nous avions le droit à tout, et l'aide de mon caméléon n'était pas considéré comme de la fraude. Je l'ai quand même laissé, mais ça n'a rien changé. Fly devint donc maître à ma place.
    Depuis, j'ai repris une vie normale. Shalker de métier, et mercenaire pendant mon temps libre.
    Et puis un jour, j'ai fait une grave erreur. Oui, très grave. C'est d'ailleurs ce jour là que j'ai dû m'inventer, en mode express, le surnom de Blackie Yohualli. Bref, on s'en fout. J'ai retrouvé ma sœur, en "grande conversation" avec une dénommée Maestria. Malkia a failli me reconnaître, mais j'ai su la convaincre, avec mes grands mots et mes grands discours, que je n'étais qu'un "personne". Sauvé in extremis de la catastrophe. Mais cette mésaventure m'a permis de savoir que, malgré toutes mes illusions, elle ne m'a jamais oublié. Merde.
    Et puis j'ai pris une grande décision. J'étais au royaume de Braserio. Assis, puis couché, près du château. J'ai décidé que j'allais enfin faire quelque chose. Que j'allais réagir. Ça ne va pas plaire à la guilde. Je m'en fiche. Braserio n'a qu'à bien se tenir, car tous mes démons sont d'accord. Et que deux d'entre eux vont nous rejoindre.

You


    Prénom (facultatif) : Adeline
    Puf : Lemon
    Autres comptes ? Oui, Maestria et trois qui sont pas encore faits. Yugo et Kyokai, Mirage et Fidzwë. Pour l'instant, ils vont poireauter un moment.

    Âge : 17 ans :3

    Comment avez-vous connu le forum ? *Fouille dans sa mémoire* M'en rappelle plus, ça fait un bail. Et j'ai la flemme de voir sur la fiche à Scarab ^^'
    Comment le trouvez-vous ? Beh je vous nem toujours autant :3
    Quelque chose pour l'améliorer ? Pfiiiooou, non, je viens à peine de sortir Zara' du coma. Me reste encore à sauver Mae'. Et réfléchir à de nombreux problèmes. Alors j'ai pas trop réfléchi à ça ^^"

    Autre : Je peux offrir des cookies pour mon loooooooooooong trou ! Et pour celui qui va arriver --' Par contre, faudra venir les chercher, je fais pas le trajet moi :P

_________________
Zaraki s'ennuie en crimson, Koe chante en lightslategray, Shadow vous embête en darkslateblue, Sunny s'éclate en lightpink, Âme rêve en thistle, Blackjack se joue de vous en lightseagreen, Mistborn chuchote en darkorchid et Angel blague en antiquewhite.
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