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 Ece Icarius

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AuteurMessage
Ece Icarius

♦ Aryn Eldor ♦
Technicien & Admin

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~ Messages : 650
~ Gemmes : 1152

~ Statistiques
Physique:
70/100  (70/100)
Mental:
50/100  (50/100)
Social:
30/100  (30/100)

MessageSujet: Ece Icarius   Lun 27 Avr - 22:52

Informations

    Prénom : Ece (se prononce comme la lettre "S").
    Nom : Icarius.
    Surnom(s) : Elena l'appelle "Shadow", la phœnix a du mal à accepter que son amie ne porte qu'une lettre comme prénom. Ce surnom lui sert aussi de code lors de leur mission.
    Sexe : Femelle.
    Âge : 21 ans.
    Métier : Mercenaire/Espionne du Domaine, elle effectue des missions d'espionnage pour le Domaine mais n'appartient pas à leur armée. Elle est libre d'agir comme elle le sent. Ainsi elle n'est au courant d'aucun plan et ne peut rien révéler si elle se fait attraper. De plus n'étant pas de leur armée, ils ne viendront pas à son secours si elle est capturée. Elle a elle même posé ses conditions. Elle est aussi danseuse dans un petit bar d'Auroria.
    Faction : Le Domaine d'Avalar.
    Réputation (entre 0 et 5) : 5, elle est recherchée pour ses vols dans certaines villes du Domaine et pour ses espionnages dans des villes du Royaume et de l’Alliance. Elle n’a cependant jamais été attrapée par ses deux dernières.
    Race & description : Angélique. Les dragons de cette race sont peu courants et ne descendent que de parents dont au moins un est un angélique. Ils ont la particularité de ne pas avoir sur leurs écailles de bord tranchant mais une ligne de poils, et possède de grandes ailes de plumes. La taille de ces derniers peut varier énormément d’un individu à l’autre ainsi que de la position sur le corps. Cette race est réputée pour l’incroyable beauté de la majorité de ses individus et de la douceur de leurs écailles. Les plumes sont en revanche un calvaire à entretenir et celles-ci s’enflamme facilement sauf dans certains croisement rare. De plus, leurs os sont creux, et se brisent plus facilement que chez les autres dragons. Ils sont en revanches d’excellents mages et possèdent des réserves de mana gigantesque. Leurs plumes sont d’ailleurs chargés d’énergie et leurs offres des compétences particulières.

Pouvoirs & Capacités

    Équipement : Ece possède une armure en acier noir qui recouvre tout son dos (du haut de la tête jusqu’au bout de la queue), ses pattes et son visage. Ce n’est pas une armure très solide bien qu’elle parvient à amortir quelques coups, Ece la mets surtout pour cacher ses écailles blanches et donner l’impression d’être moins maigre. Elle s’accroche grâce à une dizaine de ceinture passant sous son corps. Une grande cape en fourrure noire est attachée à l’armure. La cape est accrochée par des ceintures à ses ailes et se replie et se déploie en même temps que ces dernières. Elle possède un masque ajusté à son visage fait dans le même métal que l’armure. Il s’étend de son front jusqu’au bout de son museau. Ce masque lui donne quelques années de plus et un air agressif. Elle possède aussi deux long gants et deux jambières pour ses pattes qui renforcent ses griffes et leurs permettent de se planter plus facilement dans les rochers. Ils montent jusqu’en haut de l’articulation et lui fournissent ainsi une protection. Elle porte aussi un assortiment de bijoux composé d’un collier, de deux bracelets pour les pattes avant, deux autres pour la queue et encore deux pour les ailes. Ceux-ci ressemblent fortement à ceux adressés aux prisonniers et possèdent même les encoches pour accrocher les chaines. Ils sont en argent noir et sont très confortable. Ils sont incrustés de pierres de grenats qui font tout le tour et possèdent des symboles fins argentés. Ses bijoux sont verrouillés et ne peuvent être enlevés sans la clé qui reste chez elle à Auroria.
    Éléments : Les Ténèbres et la Peur.
    Pouvoirs :
    • Camouflage d’ombre : Un simple camouflage permettant de changer la couleur et la texture du corps ou des objets en contact avec le lanceur selon sa volonté.
    • Cape de terreur : La cape de terreur est un pouvoir rare que seuls les meilleurs mages parviennent à maitriser et à utiliser comme bon leur semble. Pour les autres, cette attaque est directement reliée à leurs peurs les plus profondes et a des chances d’apparaitre que si le lanceur ressent celles-ci. Cette attaque est appelé cape car elle enveloppe le lanceur dans un aura rouge sang mais il n’existe aucune description fiable en vue de ses propriétés. A l’instant même où la cape est apparue, toute personne sans distinction regardant/écoutant/touchant le porteur subira des illusions visuelles/auditives/sensorielles plus ou moins puissante selon le degré de frayeur du lanceur. Les illusions varient d’une personne à l’autre et sont souvent liées à leurs propres peurs. Chacun voit sur le porteur des choses différentes servant à les effrayer. Les illusions visuelles peuvent modifier l’apparence du porteur complètement, ou seulement des parties ou encore lui en rajouter. Les illusions auditives peuvent changer les sons provenant du porteur, ou en ajouter. Les illusions sensorielles, plus rares, peuvent imiter la douleur, le toucher mais aussi les odeurs et le gout jusqu’à dans certains cas très rare influencer le sixième sens et le septième sens (la magie). Cette attaque ne fait cependant que leurrer et rien n’est réel. Ainsi les personnes peu sensibles à la peur, affronteront facilement les illusions en se rendant compte que rien n’est réel. Cependant, ceux ayant des phobies seront confrontés à celle-ci et il sera naturellement bien plus difficile pour eux de s’en libérer. Cette attaque est à double tranchant, car elle peut aussi rendre un observateur hostile au lanceur. De plus, le lanceur n’est pas forcément au courant qu’il possède la cape de terreur et celle-ci ne se dissipe que s’il est rassuré et ne ressent plus de peur.
    Furie : Aucune.

Physique & Mental

    Physique (minimum 7 lignes) : Ece est une petite dragonne presque entièrement blanche. La totalité de ses écailles sont de cette couleur ainsi que ses plaques ventrales, ses griffes et ses cornes. Son corps bien que musclé est très maigre. Elle possède au bout de la queue une petite pointe en os entourée de multiple plume. Son museau est court, et elle possède de grands yeux argentés. Sa tête est ornée par deux petites cornes courbées et arrondies au bout ainsi que deux longues oreilles fines et pointues. Elle possède une longue crinière de plume qui descend du haut de son front jusqu’en bas de son cou, et reprend à la base de sa queue jusqu’au bout de celle-ci. Ses plaques ventrales sont longues, larges et surtout très souples, elle n’en a qu’une dizaine sur le corps, séparés par des lignes bombées. Ses épaules sont recouvertes de petites plumes toutes orientés vers le bas. Sur ses écailles, les petits poils caractéristiques de son espèce sont très courts mais très souple et très fin. Rendant ainsi ses écailles particulièrement douce au touché. Ses griffes sont courtes est pointues mais ne sont presque plus tranchantes. Ses ailes sont très grandes et ses plumes sont rangés de manière complètement anarchique bien qu’elle soit toute placée à l’arrière du bras support. Les grandes et les petites se chevauchent sans véritable ordre de taille ressemblant ainsi plus à un amas de plume qu’à de véritables ailes. Elle possède aussi sur celles-ci, six plumes plus grandes reliées à des filaments au bras. Son onglet est très épais et possède une griffe solide. Cependant, le manque de soin de son corps ne lui offre plus ses caractéristiques aussi pures. En effet, certaines de ses écailles et plumes sont tachées et virent au beige ou au gris. Dans ses zones salles, les poils sont devenus rigides. Elle a de plus deux longues cicatrices sur les côtes, dues à une attaque de sanglier dans sa jeunesse. Heureusement, elles ne se sentent pas trop au toucher bien qu’elles soient voyantes et pas très belles. De plus, ses pattes sont couvertes de petites marques de griffures ainsi que ses plaques ventrales à force de marcher et de courir dans les ronces. Les six longues plumes sont dégoutantes à force de les trainer par terre. Ainsi que les dernières plumes de ses ailes. Toutes ses traces pourraient partir si elle le voulait, ce qui n’est malheureusement pas encore le cas.
    Caractère (minimum 7 lignes) : L’incapacité de Ece à parler la rend distante et peu sociable. Pourtant, elle est très gentille et à l’écoute des autres. Elle essaye toujours de se montrer agréable et courtoise même avec les personnes qu’elle n’aime pas. Très polie, elle en fait toujours des tonnes. Elle s’inclinera devant des inconnus comme devant sa famille, devant des pauvres comme devant les chefs de territoire. Sans distinction, elle éprouve un respect énorme envers les personnes. Une seule personne ne mérite pas de respect selon elle. Elle-même. En effet, elle sait que les autres ne sont pas parfaits et ont tous des défauts, mais elle trouve qu’aucun n’en a autant qu’elle. Elle a un gros complexe d’infériorité. Il lui est très difficile de se trouver des qualités. Elle est fermement convaincue de n’être qu’une bonne à rien et les compliments des autres n’améliorent pas les choses. Elle prend les autres pour des menteurs qui disent du bien d’elle pour lui faire plaisir, et cela la blesse. ‘‘Vous n’êtes que des menteurs comme moi ! Vous me dites ce que je veux entendre…’’ De plus elle perd complètement ses moyens dès que la situation devient délicate, et sa première réaction sera de s’énerver. Elle a peur de l’amour qui la blesse profondément.
    Ece trouve que la vie est trop difficile pour elle, et elle préféra laisser les autres la commander. ‘‘Réfléchir, c’est pour les gens intelligents, les autres se soumettent.’’ Elle abandonne facilement, et laissera les autres la dominer. Elle n’a aucune opinion fixe sur quelque chose. Tout dépend de ce que l’on lui dit, et gardera la version de la personne la plus haut placé et de la plus sage. Cependant elle reste fidèle à ses amis. Elle ne les trahira jamais pour aucune raison. Même confrontée à ses pires peurs, elle ne les abandonnera pas. Elle mentira jusqu’à ce que quelque chose fonctionne mais ne dira jamais la vérité. Elle est très douée pour mentir, mais ne le fera cependant jamais dans le but de blesser quelqu’un, ce sera toujours dans le but de l’aider. Il lui arrive même parfois de dire un mensonge, puis de revenir tout de suite après sur la vérité en se rendant compte que c’est trop dangereux. Cependant, elle n’a aucun scrupule à mentir aux autorités et n’avouera jamais quelque chose que l’on ne lui demande pas.
    Le plus gros problème d’Ece, c’est qu’elle a peur de beaucoup de chose, mais pas de la seule peur dont elle aurait besoin. Elle n’a pas peur de mourir. Cependant, elle a peur du seul chemin qui l’y mène. L’idée de souffrir lui est insupportable. Elle n’engagera ainsi jamais de combat, et fuira, toujours. Par compassion, elle n’essayera jamais non plus de blesser les autres. ‘‘Ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent.’’ Elle a aussi peur de l’obscurité. Les bruits bizarres quand elle est seule, l’idée que l’on puisse la tuer dans la nuit, rêver d’un monstre… Toutes ses choses suffisent largement pour l’empêcher de dormir. Si on lui raconte une histoire qui fait peur, elle n’arrivera pas à dormir. Mais par-dessus tout, elle a horreur des araignées. Qu’importe leur taille, elles la terrorisent. Juste en voir une de loin peut la mettre dans un état de stress intense. Elle n’arrivera jamais à les approcher assez pour les tuer, et souvent restera paralysée.
    De toute façon, Ece ne tut pas, et ne se battra qu’à de très rares occasions. Et souvent s’arrangera pour ne pas avoir à le faire. Elle préféra esquiver et laisser l’autre s’épuiser sans jamais mettre de coup, sauf quand c’est trop facile et trop tentant. Et ce sera juste des petits coups pour déstabiliser ou faire tomber l’ennemis. Rien de bien méchant. Il lui arrive même d’aider son adversaire quand celui-ci est en difficulté ou s’il s’apprête à se faire mal. Elle l’en empêchera souvent et pourra même parfois le sauver. ‘‘Il y en a qui aime leur vie.’’ Elle peut même parfois se mettre dans des situations difficiles pour protéger quelqu’un. Elle viendra très souvent en aide aux autres, même si elle n’aime pas la personne, même avec d’autres espèces. Ses maigres connaissances en premier soin la limiteront souvent, et préféra emmener la personne à la ville la plus proche plutôt que d’essayer quelque chose.
    Ece est cependant obsédée par les gemmes. Elle a vu comment ses petites pierres ont rendu la vie de sa sœur et de ses parents si agréable. ‘‘On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, mais quitte à être malheureuse, je préfère ne manquer de rien.’’ Elle est prête à tout pour ne pas en manquer. Elle accepte facilement des missions du moment qu’il ne faut ni tuer ni blesser quelqu’un. Il lui arrive aussi de voler aux personnes qui ne sont pas dans le besoin. Pourtant, elle n’utilise pas cet argent pour elle. Plus de la moitié part pour sa famille et sa sœur, le reste lui sert à aider les personnes en difficulté. Elle sait ce que c’est que d’être pauvre et ignorante, et ne le souhaite à personne. Elle débourse des sommes exorbitantes pour aider les orphelins et les blessés. Elle se contente du minimum pour se nourrir et avoir un toit quand elle en a besoin.

Story

    « Je suis née d’un couple de dragon d’un âge déjà bien avancé. Quand j’ai éclos, ma mère avait déjà plus de deux cents ans, et mon père deux cents vingt. Ils étaient fermiers depuis le début de la guerre et n’ont jamais souhaité prendre part au conflit, se reculant de plus en plus dans les terres oubliés pour y échapper. Jusqu’à ce retrouvé trop éloignée de la civilisation lorsque je suis arrivé. Je suis un accident, pur et simple, mes parents ne voulaient pas d’enfant et n’avait pas les moyens pour s’en occuper d’un. Cela ne les a pas empêché de m’aimer et de m’élever du mieux qu’ils pouvaient, mais malheureusement, eux même n’étant que très peu cultivé, je n’ai reçu aucune instruction particulière. Je ne sais ni lire, ni écrire, ni user de magie, ni voler. L’économie de guerre nous plongea dans une profonde pauvreté et nos maigres revenus ne suffisaient pas pour que j’aille à l’école. Heureusement que nous avions nos champs pour nous nourrir, sinon nous serions mort de faim. Malgré cela, j’eu une enfance heureuse, mais seule. Je n’avais pas d’amis, et les marchés où nous allions vendre nos surplus avec mes parents n’étaient pas le lieu de prédilection des jeunes de mon âge. Je ne vivais qu’avec des adultes. Mes parents prirent alors sur eux, et m’offrirent une petite sœur. Son œuf blanc éclos alors que j’avais quatre ans et en laissa sortir une petite dragonne angélique comme moi. Elle était adorable, pleine de vie et ne se souciait pas des problèmes d’argents. Elle était heureuse ainsi. Moi en revanche, c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte à combien les choses n’allaient pas. Les autres dragons utilisaient la magie, ils savaient voler… Malgré mes parents qui n’arrêtaient pas de me dire que tout allait bien, je commençais à paniquer. J’écoutais les conversations de mes parents. La guerre dehors empirait, et nos revenus étaient de plus en plus faibles.

    Les semaines qui suivirent, je ne restais pas à nôtre stand avec mes parents. J’avais bien vu où les autres marchands cachaient leurs gemmes à la mi-journée. Je me suis mise à voler. Pas beaucoup. Deux gemmes par marchands, en choisissant ceux qui me semblaient les plus riches. Pendant les mois qui suivirent nous vécurent bien mieux et mes parents ne se doutaient de rien. Un soir, alors que j’écoutais aux portes comme à mon habitude, ils discutèrent de mettre ma petite sœur à l’école, désormais ils pouvaient se le permettre. Pour moi, ils dirent que c’était trop tard, j’avais déjà huit ans, j’étais bien trop en retard. J’étais vraiment vexée sur le coup, mais je me persuadai bien vite que de toute façon je n’étais qu’une sale voleuse, les cours n’étaient pas fait pour moi. Ma sœur âgée de quatre ans, partit à l’école l’année qui suivie. Tous mes vols avaient suffi pour payer sa première année. Elle avait juste un an de retard sur les autres, et rattrapa très vite le niveau. Rapidement elle finit dans les premiers de la classe. J’étais si heureuse pour elle. Elle n’arrêtait pas de me parler de ce qu’elle faisait et des amies qu’elle c’était fait. Mes parents avaient d’ailleurs insisté pour qu’elle essaye de m’apprendre des choses mais je ne supportais pas de rester assise derrière une table, je préférais aller aider dans le jardin, et me changer les idées. Je continuais toujours mes larcins. Grâce à cela nous pûmes acheter de nouveaux arbres fruitiers, de nouveaux légumes ainsi que de nouveaux outils. Maintenant que la vie était un peu plus facile, mon père commença à m’emmener chasser avec lui. J’adorais courir après les biches et les lapins, mais quand venait le moment de les tuer je préférais laisser faire mon père. J’aimais bien les manger, mais les tuer non. Il aurait fallu que je puisse les manger sans les tuer. Une fois j’essayai. Le petit lapin souffrit le martyr pendant des heures. Quand je le ramenai à mon père, il me gronda comme il l’avait rarement fait. On ne devait jamais faire souffrir quelqu’un, jamais. Que ce soit un animal, une personne… Même quelqu’un que l’on n’aimait pas. On ne fait pas souffrir les autres, sous aucune condition. J’avais compris la leçon, mais quelques jours plus tard, après une course poursuite avec un lapin, je suis tombé sur un sanglier qui s’en prit à moi. Il me chargea plusieurs fois jusqu’à me briser les côtes, et continua alors que je n’étais même plus capable de marcher. J’avais mal, j’hurlais à plein poumon. Mon père arriva alors, il repoussa la bête après lui avoir mis plusieurs coups de crânes et de griffes et celui-ci s’enfuit avec ses marcassins. Il me rapporta alors très vite à la maison, et en constatant les dégâts m’emmena immédiatement à la cité la plus proche. Des guérisseurs s’occupèrent de moi. Ils mirent une semaine pour me guérir complètement. Mon père était resté avec moi, un soir lors d’une conversation, je lui dis que j’avais compris pourquoi il ne fallait pas faire souffrir les autres. En effet, désormais j’avais développé une forte peur de la douleur. Ne voulant pas la ressentir, je faisais tout pour ne pas l’affliger aux autres. Désormais je préférais tuer les lapins moi-même dès que je les attrapais, plutôt que de les trainer jusqu’à mon père pour que lui le fasse.

    La vie reprit un cours normal, mais malheureusement, je ne connaissais que la douleur physique, jamais je ne me serais douter qu’il y en avait une pire encore. Alors que j’étais en train de voler tranquillement une bourse, le marchand me tomba dessus. Avant même qu’il n’ait pu poser une patte sur moi, je m’enfuis en courant en emportant avec moi les deux gemmes que j’avais prise. Je ne prenais jamais beaucoup à une personne, j’en prenais un tout petit peu à tout le monde, pour ne pas que ça se remarque. Mais désormais j’étais grillé. Je retournai jusqu’à mes parents et me cacha derrière eux. L’autre dragon me lançait des insultes et hurlait pour que je lui rende ses gemmes. Mon père essaya de le calmer, et me demanda de les lui rendre. J’étais effrayée, je ne refusais pas, mais je ne bougeais pas. Mais repenser aux études de ma petite sœur me mit en colère. Je hurlai que non. Je ne voulais pas les rendre, on en avait besoin, plus que ce gros tas de graisse qui devait s’empiffrer tous les jours. Je pris alors la première gifle de mon père. Un coup sec, fulgurant, je fondis en larme en lâchant les pierres. Il les redonna à son propriétaire et revint me voir, mais je ne lui laissai rien le temps de me dire, je déguerpis à toutes pattes sans savoir où j’allais. Je l’entendis m’appeler derrière moi avec ma mère. Il me suivit à travers les rues de la ville mais s’arrêta après la porte principale. J’avais réussi à le semer. Je continuai de courir jusqu’à ce que la ville ne soit plus qu’un point à l’horizon. Puis je me couchai sur un rocher en pleurant d’avantage. Je repensais à tout ce qu’il venait de se passer. J’étais tellement triste. Mon père m’avait frappé et ma sœur allait devoir arrêter ses études… Je restai ici à ressasser ses événements, essayant de digérer et de m’imaginer la réaction de mes parents quand je rentrerais. Je pouvais fuir, mais du haut de mes douze ans je n’allais pas aller bien loin. Et puis ils avaient besoin de moi, ils m’aimaient. Une pensé douloureuse m’assaillit alors, m’aimaient-ils vraiment encore ? Je retournai jusqu’à la ville. Les gardes avaient fermé les portes. Je m’allongeai alors contre le mur, et je m’endormis là. Je fus réveillé très tôt le matin par les rayons du soleil et j’entrai dans la ville dès qu’ils ouvrirent les portes. Je retrouvai mes parents sur la place du marché, ils m’attendaient. Je les rejoignis sans attendre, et sauta dans leurs pattes. Ils me serrèrent fort, me câlinant. Cela dura longtemps. Mais comme je m’y attendais, quand mon père me lâcha, immédiatement il me disputa. Je ne devais jamais m’enfuir ainsi, ils ont eu peur pour moi. Je ne devais pas faire peur aux autres, jamais. Il passa sous silence le problème du vol, mais je sentais qu’il voulait en reparler. Ce n’était pas fini… J’avais raison, à peine rentré chez nous, mon père me puni dans le salon et me posa mille question à propos de mes voles. ‘‘Depuis combien de temps ?’’, ‘‘Combien volais-tu ?’’, ‘‘A qui ?’’… Terrifiée à l’idée de me prendre une nouvelle gifle, je lui disais la vérité. ‘‘Depuis cinq ans.’’, ‘‘Deux gemmes, par marchand’’, ‘‘Aux marchands les plus riches.’’ Il continua son interrogatoire pendant des heures. Il me reprochait tout ce que j’avais fait, me disant que c’était mal, que cet argent ne nous appartenait pas, que c’était un crime. Une once de rébellion se mélangea alors au peu d’estime que j’avais de moi-même. Je relevai la tête, respira profondément et me mit à crier. Je savais que c’est mal, mais grâce à moi on vivait mieux. Ma sœur avait pu aller à l’école, on avait plus d’outils, plus d’arbres, plus de légumes, et les gros tas à qui j’avais volé n’étaient pas moins gros qu’avant, ils ne manquaient de rien ! Quand j’eu fini, je fermai les yeux. Je me pris une nouvelle gifle, mais juste après il me prit dans ses pattes. Il me consola et me dit qu’il ne voulait pas que je continue à voler, avant de finir par me dire qu’il m’aimait. Mais pour la première fois de ma vie, je doutai de ses propos, car juste avant, il avait dit : ‘‘Je déteste les criminels.’’ Il m’expliqua que ça lui faisait mal que je sois devenue une voleuse. Une douleur psychologique dont il avait du mal à se débarrasser, il n’arrêtait pas de me surveiller. Il m’avait même menacé de me tenir en laisse s’il le fallait.

    Nos conditions de vie s’écroulèrent pour devenir aussi ridicule qu’auparavant. Ils essayaient d’économiser pour que ma sœur continue ses études. De cette manière, elle pouvait y rester pendant encore quelques années. On ne comptait alors plus que sur la récolte et la chasse pour nous nourrir. J’étais resté obéissante, et je travaillais du mieux que je pouvais. Mais j’étais devenue froide, distante. Je ne parlais plus beaucoup, même à ma sœur. J’étais triste. J’avais blessé ma famille. Je ne me sentais plus chez moi. Mais si je m’interdisais de voler, en revanche, je continuais d’écouter aux portes. Après quatre ans. Nos économies arrivèrent en bout de course. Ma sœur allait devoir arrêter ses études. Sans même hésiter, je repris mes larcins, la nuit, j’allais dans les grandes maisons de ses enflures de riches et leur prenait tout ce que je pouvais sans exagérer. Plusieurs fois je me fis poursuivre par les gardes et les propriétaires pour ses misérables gemmes dont ils n’avaient pas besoin. Heureusement la nuit semblait être mon allier. J’arrivais à passer inaperçu la plupart de temps, et quand j’étais repérée, il ne me fallait jamais longtemps pour disparaitre. Quand je rentrais je déposais mon butin dans leurs bourses. Je n’avais pourtant pas l’impression que les choses s’amélioraient. Mes parents ne parlaient toujours pas de remettre ma sœur à l’école. Ils n’avaient même pas l’aire de remarquer que nos économies augmentaient. Jusqu’au jour fatidique où, en rentrant chez moi, mon père m’y attendait, réveillé. Il alluma brusquement la lumière alors que j’entrais discrètement. Ma mère et ma sœur devait dormir. Sans rien dire, il s’avança vers moi alors que je me faisais toute petite. Il m’arracha la bourse des dents et la lança plus loin. Il m’attrapa ensuite par le cou et m’entraina dehors. Je sentais qu’il se retenait pour ne pas me blesser, mais il serait fort ma nuque entre ses mâchoires. On s’éloigna beaucoup de la maison avant qu’il ne me lâche. Il me plaqua au sol. Je ne bougeais pas. Je sentais ses griffes sur mes écailles, j’avais tellement peur qu’il me fasse mal. Je fermais les yeux en espérant qu’il ne me fasse rien. Il m’hurla dessus, me traitant de voleuse, de menteuse aussi. Que je n’avais aucun honneur, aucun scrupule à trahir mes parents. Je pleurais, je ne pensais pas en être arrivé là. J’étais toujours persuadé de les avoir aidés. Lorsqu’il eut fini, il me mit un gros collier en fer autour du cou, relié à une chaine. Il s’excusa puis le verrouilla. Il avait acheté ça avec les gemmes que j’avais continué de voler. Je venais de perdre ma liberté, et ma volonté se dissipa. Désobéir entrainait des conséquences douloureuses. Je l’avais bien compris. Je ne voulais plus enfreindre leurs règles désormais.

    Ma santé mentale commença à se dégrader à partir de ce moment-là. Je me transformais en soumise, en esclave. Je faisais toujours ce que l’on me demandait, sans broncher et je ne m’arrêtais que si on me disait que je le pouvais. Mes parents s’inquiétèrent rapidement. Pensant avoir pris des mesures trop radicales. Je leurs disais que j’allais bien. Cette soumission avait des avantages, je n’avais plus besoin de réfléchir, je n’avais plus à m’inquiéter de rien, on réfléchissait pour moi. Je ne pouvais plus aller en ville avec eux. Il y avait une prime sur ma tête. On me voulait vivante pour la somme exorbitante de dix milles gemmes. Je m’en moquais, j’avais réussi à faire gagner deux ans à ma sœur. Elle était devenue très forte, et dans presque tous les domaines. Elle était très forte en magie, en science, mais aussi en technologie et en biologie. Il n’y avait que les arts et l’économie qui lui posait problème. Elle s’en sortait mais n’excellait pas dans ses deux domaines. Elle était rentrée très heureuse avec tous les papiers pour se réinscrire. L’année qui devait suivre, elle aurait l’honneur de choisir ses éléments, et enfin se spécialiser dans la magie. Mais quand elle apprit qu’elle ne pouvait plus y retourner, elle fondit en larme. Hurlant qu’elle voulait y retourner, elle devait y retourner. Sa vie était là-bas désormais. Quand elle se tourna vers moi, je ne pus que baisser les yeux. Elle explosa de colère, et s’enfuit comme je l’avais fait, pour faire le point. Elle rentra en pleine nuit et vint immédiatement me voir. Elle pleurait toujours, elle voulait y retourner. Elle était heureuse là-bas. C’est à ce moment-là, que je compris à quoi allait pouvoir servir ma prime. Dix milles gemmes, c’étaient suffisamment pour qu’elle finisse ses études. Et maintenant que j’avais dix-huit ans, mon père n’était plus responsable de moi. Je lui demandai plusieurs fois si elle était sûre que c’était ce qu’elle voulait sans jamais lui indiquer mes intentions. ‘‘Oui, je veux retourner à l’école, je veux apprendre.’’ Je lui demandai d’aller chercher la scie à métaux de nôtre père et je découpai la chaine qui me retenait prisonnière ici, et après avoir couché ma sœur, je me mis en route. Je ne devais pas me livrer simplement, je devais leur faire croire que c’était mon père qui m’avait attrapé. Lorsque je fus arrivée, je me cachai pour passer la nuit ici. Tout ce passa exactement comme prévus le lendemain, à peine j’eus sortit le bout de mon museau que tous les gardes me foncèrent dessus. Je du courir plus longtemps que d’habitude, je restais près de l’entrée de la ville, et dès que mon père arriva, je sautai à ses pattes et lui fit prendre le bout de chaine qu’il me restait. Les gardes nous encerclèrent alors. Je lui tandis alors l’affiche, en lui soufflant ses quelques mots : ‘‘Pour ma sœur.’’ Il comprit immédiatement ce que je comptais faire. Il lui fallut quelques minutes pour comprendre qu’il n’avait pas le choix. Dans tous les cas, j’allais être arrêtée maintenant. Il valait mieux qu’il empoche la prime. Il ne voulait pas faire ça, mais j’insistai jusqu’à ce qu’il accepte. Il s’adressa alors aux gardes et dit qu’il me livrerait. Lorsqu’ils s’approchèrent, mon père refusa de me lâcher. Il voulait la prime avant. Nous partîmes donc vers la prison où l’on lui donna la bourse de dix mille gemmes. Après avoir rapidement vérifié le contenu, il me lâcha. La chaine tomba entre les pattes de mon geôlier et je fus emmener au fond d’une cellule.

    Avec mes dix-huit ans, j’étais la plus jeunes criminelles entre ses murs. Je fus juger pour mes crimes quelques jours plus tard et ma sentence tomba à dix ans de prison. N’étant pas en mesure de payer l’amende et de restituer l’argent, j’allais en plus devoir faire des travaux d’intérêt général. En sortant du tribunal, ma famille attendait dehors. Ma petite sœur vint me sauter dans les pattes malgré les gardes. Elle pleurait. Elle me dit qu’elle aurait préféré ne jamais retourné à l’école plutôt que de me voir prisonnière. Je lui expliquai alors que j’étais punie pour mes crimes, et que j’avais juste fait en sorte que les gemmes leur reviennent. Les dragons chargés de me ramener à la prison nous laissèrent quelques minutes. Elle avait seulement quatorze ans, me voir ainsi alors que c’était pour l’aider a dû la traumatiser. Je la suppliai de ne pas devenir comme moi. De toujours rester honnête et juste. Et surtout de ne pas changer. Il fallait qu’elle reste comme elle a toujours été. Jeune et insouciante. Quand nous pensions avoir fini, nous nous séparâmes, mais dès que je me remis en route, je l’entendis pleurer et hurler derrière moi. On venait de lui enlever sa sœur… Non, j’étais partie de mon plein gré. Ma petite Ele… Elle m’écrivait tous les jours, de longues lettres où elle me disait à combien je lui manquais, et où elle me racontait ses journées, ce qu’elle faisait. Mon geôlier avait la gentillesse de me les lire et il me laissait lui dicter une réponse une fois par semaine. Je demandai à ma sœur faire de même pour ne pas trop l’ennuyer. J’avais malheureusement toujours moins de chose à lui dire qu’elle. Je voulais éviter de lui parler des petits travails que l’on m’imposait pour payer mon amende. Je devais souvent nettoyer les rues ou ramasser les poubelles des gens. Subissant les moqueries des plus jeunes et parfois des dragons de mon âge. Je faisais tout mon possible pour ne rien laisser paraitre, mais leur rires me faisaient mal. Le soir j’en pleurais dans ma cellule. Je n’étais rien, rien qu’une prisonnière. Je continuai de subir sans jamais rien dire. Jusqu’à commencer à croire à leur remarque. Je n’avais plus aucune valeur à mes yeux. Ils avaient raisons. Je ne savais pas lire, pas écrire, je parlais le jargon de mes parents. Je me tenais mal. Je n’avais pas une très bonne éducation. Je ne savais pas utiliser la magie. Je ne savais pas voler. Je ne savais pas utiliser les deux foutues ailes que j’avais dans le dos ! Je me sentais faible. Si faible. Je n’arrivais plus à en vouloir à personne, j’étais la seule responsable de ce que j’étais devenue. Je m’en voulais. Je m’insultais, je m’hurlais de me bouger et d’essayer de faire quelque chose. Mais rien, je n’arrivais à rien. Même en me forçant. Plusieurs médecins vinrent me voir dans la prison au vu de ma santé mentale qui se dégradait. Ils faisaient des tests sur mon potentiels magique et vérifiait les muscles de mes ailes. Ils me disaient que j’étais capable de voler, autant que d’utiliser la magie. Qu’il fallait juste que je l’apprenne. Mais je n’en croyais rien. Il disait ça pour me rassurer. C’était des menteurs, comme moi, comme tout le monde ! Ils arrivaient toujours à me mettre en colère à la fin des rendez-vous. Non pas que cela les amusaient. Mais ils voulaient absolument me faire croire que je n’étais pas qu’une larve au fond d’une cellule et ça je ne le supportais pas. D’autres médecins vinrent me voir, et je fus considéré comme une folle. Ils voulaient me changer de ville et de prison. Pensant que cela m’aiderait à aller mieux.

    Le jour venue, je prévins ma sœur que j’étais emmené dans une autre ville. Elle vint me voir avec mes parents, et ils furent vraiment troublés par mon état. Je n’étais pas malade, ni mourante. J’étais ce qu’ils appelaient déprimée… Je ne portais plus mes ailes, je les laissais trainer par terre. De toute façon, elles ne servaient à rien. On porte ses ailes quand on est fier de celle-ci, et quand on sait s’en servir. Moi elles sont moches à cause de la saleté qui s’est collée sur les plumes au fil du temps, et elles sont incapables de me porter dans les airs. Je traine la queue, et j’ai la tête tellement penché que je voix juste où je marche. Je ne regarde pas les gens, je ne les écoutes pas non plus. Je ne la relève que pour voir où je suis ou quand quelque chose m’intrigue. Ma sœur courut dans mes pattes. La vache, qu’est-ce qu’elle était grande. J’avais complètement perdu la notion du temps en prison. Mais déjà une année s’étaient écoulées. Elle était presque aussi grande que moi. J’avais dix-neuf ans et elle en avait quinze. J’étais heureuse de la revoir. Elle me parlait pendant que mon père s’énervait contre mon geôlier pour savoir ce qu’il m’avait fait. ‘‘Il ne m’a rien fait, papa.’’ Dis-je alors de ma toute petite voie. C’était vrai, il ne m’avait rien fait, il avait toujours été gentil avec moi. Il me lisait les lettres de ma sœur, il écrivait celles que je lui dictais. Il me surveillait sans me brusquer, il ne tirait pas sur la chaine… Mon père se calma rapidement en voyant mon attitude. Je ne voulais pas qu’on se batte pour moi. Nous échangeâmes quelques mots, puis je dus me mettre en route. Je partis sans même me retourner malgré les cris de ma sœur et les pleures de mes parents. J’avais tout fait pour eux, au point de finir ainsi. Au moins j’avais servi à quelque chose… Maintenant ils avaient assez de gemmes pour vivre tranquillement. Sur la route, mon état se dégrada. En plus de déprimée, je commençais à avoir de la peine qu’autant de gens se donne du mal pour s’occuper de moi alors que je ne le méritais pas. Ils avaient mieux à faire que de me trainer dans une autre ville en sachant que je n’irais certainement pas mieux. Je continuerais de dépérir, de souffrir de mon incompétences, et de se monde immense où je ne trouverais jamais ma place. Je décidai donc de m’enfuir, j’en avais assez d’obliger ses gens à me supporter. Sur le chemin, nous passâmes prêt d’un ravin. Je mettais montrée bien docile depuis le début du voyage. Ils me laissaient un peu plus de liberté. Mais dès que la route fut au bord de celui-ci, je rassemblai toutes mes forces et tout mon courage. Je leur arrachai la chaine des pattes. Je pris mon élan et je sautai. Ils n’eurent le temps de me rattraper, tellement surpris par mon acte. Je me laissai tomber jusqu’au fond du gouffre. Le choc fut bref. La douleur apparut aussi vite qu’elle disparut. J’étais tombé sur le dos. Ma tête avait heurté violemment le sol. Les ténèbres s’emparèrent de moi. Je pensais que c’était fini. J’espérais que c’était fini...

    Malheureusement, je me réveillai un jour. Lentement je retrouvais mes esprits. J’étais dans une grande pièce avec de nombreuses fioles et cristaux de mana. Ils avaient dû me soigner. Je n’avais mal nulle part, je me sentais juste incroyablement faible. Deux dragons arrivèrent alors dans la pièce. Ils me saluèrent brièvement. J’ouvris la bouche pour leur répondre, mais aucun son n’en sortit. Je réessayai. Plusieurs fois. Je commençais à paniquer. Je n’arrivais pas à comprendre. Ils me calmèrent rapidement. Et tentèrent de m’expliquer. Je ne pouvais plus parler. De la même manière, mon cou c’est brisé, et ils ont pu tout réparer, mais pas les cordes vocales. Mais ce n’était pas tout. Mes ailes… Elles avaient été gravement blessées, et le squelette c’était complètement fragilisé. Le moindre gros effort dessus pouvait les casser à nouveau. J’avais du mal à comprendre où ils venaient en venir. Je me forçai à faire une drôle de tête pour leur indiquer que je n’avais pas compris. ‘‘Vous ne pourrez plus jamais voler.’’ Cette nouvelle me frappa comme un coup de poignard. Je n’aurais jamais volé de ma vie, et je ne pourrais déjà plus jamais. Je digérai difficilement la nouvelle lorsqu’ils ouvrirent les portes, ma sœur apparut alors, et me sauta dessus en me serrant fort dans ses pattes. Les médecins la firent rapidement reculer, lui expliquant que j’étais encore trop faible. Je la serrais fort moi aussi. Elle me disait plein de mot d’amour, des excuses, des remerciements… Et je voulais lui répondre, je voulais lui dire à combien je l’aimais et à combien j’étais désolé d’avoir fait ça. Mais rien ne sortait. Juste de l’air. C’était insupportable ! Les médecins durent m’injecter un sédatif pour me calmer. Je n’arrivais pas à le croire. Je ne pouvais plus rien dire à ma sœur. Quand je me réveillai, elle était encore à mon chevet mais cette fois avec mes parents. Ma mère et mon père pleuraient. Ils me prirent dans leur patte et me serrèrent contre eux. Je me remise à pleurer. C’était horrible de ne rien pouvoir leur dire. Ils me lâchèrent après quelques minutes. Et m’aidèrent à me redresser un minimum. Ils me parlèrent de la maison. De ce qu’ils avaient fait pendant que je dormais. Ils avaient encore agrandis les champs, et avaient acheté du nouveau matériel. Des fermiers les avaient rejoints et ils avaient mis en commun toutes leurs ressources pour transformer nôtre jardin en exploitation agricole. Tout ça grâce à l’argent de ma prime. Désormais, leurs revenues étaient suffisantes et ils alimentaient en fruit et en légumes plusieurs villes et villages du Domaine. Ils avaient les moyens en plus de payer les études de ma sœur sans en subir les conséquences. J’étais heureux pour eux. Tout c’était arrangé finalement. Ils lui laissèrent alors la parole. Elle se releva et me présenta des livres. Comme je ne pouvais plus parler, elle tenait vraiment à ce que j’apprenne à écrire. Je lui souris et acquiesça d’un signe de tête. Nos parents nous laissèrent, et nous commençâmes immédiatement.

    En quelques mois seulement, j’avais appris l’alphabet et commençais à lire ce qu’elle écrivait sans difficulté. J’avais aussi appris à écrire avec les pattes, la queue et la bouche. ‘‘Tu en as besoin.’’ Elle n’arrêtait pas de me dire ça. Je faisais donc des efforts pour montrer mon intérêt, mais sans pouvoir parler c’était vraiment trop difficile. Je n’étais d’abord capable que de dessiner les lettres. Puis vinrent les mots. J’écrivais de mieux en mieux, et de plus en plus vite. Elle m’apprit alors la conjugaison, la grammaire et l’orthographe. Elle me donna des livres à lire et des textes à résumer. Mon cerveau arrivait à assimiler se savoir assez rapidement. Je n’étais pas super douée. Mais je me débrouillais très bien. Jusqu’au jour où je me décidai enfin. Sur une feuille, je lui écrivis la première chose que je voulais dire. ‘‘Je t’aime Ele. Merci pour tout.’’ Ses petits mots réussirent à la faire pleurer. Et nous nous primes à nouveau dans nos pattes. Je fus libéré du temple de guérisons quelques jours plus tard. J’avais eu des exercices de remises en forme pour me remettre sur pattes. En sortant, mes parents m’attendaient. Avec eux, un dragon que je reconnus immédiatement. Mon ancien geôlier. Ils semblaient discuter. Ma sœur partie devant, elle était furieuse, elle lui hurla de dégager. Il prit néanmoins sur lui et attendit que j’arrive. Il s’excusa, et m’annonça qu’il avait fait tomber ma peine. J’étais à nouveau libre. Il ne put attendre ma réponse, ma sœur commençait à le menacer. Je ne pus que lui faire un signe de tête pour qu’il comprenne que j’acceptais ses excuses avant qu’il ne s’en aille. De toute façon, il n’y était pour rien. Il ne m’avait pas poussé. J’avais sautée toute seule. Mes parents m’emmenèrent alors dans un hôtel où ils avaient réservés. Je ne m’y attendais pas du tout. Ils s’étaient arrangés pour que je sorte le jour de mon anniversaire. J’avais vingt ans déjà… Ils m’avaient préparé un excellent repas. Nous mangeâmes tous les quatre dans la joie et la bonne humeur, jusqu’au dessert. Juste avant d’amener le gâteau, mon père se leva et m’apporta un paquet. Je l’ouvris sans attendre. C’était un assortiment de bijoux absolument magnifique. Ils étaient en acier noir et étaient incrustés de gemmes rouges brillantes et gravés de symboles argentés. Je restai néanmoins surprise de la forme. Ils ressemblaient à ceux que l’on m’avait mis en prison. Je compris vite pourquoi il l’avait fait ainsi, et je les mis sans hésiter. Je mis ensuite les bracelets sur mes pattes, ma queue et mes ailes. Je trouvai alors au fond de la boite une petite clé. Ma mère m’expliqua calmement qu’elle craignait que l’on me les vols comme je ne pouvais pas parler. Je pris alors la clé, et je verrouillai chaque partie. Après avoir vérifié qu’ils étaient bien fermés, je la reposai au fond de la boite où il y avait aussi des morceaux supplémentaires pour augmenter la taille lorsque je grandirais. Je les remerciai chaleureusement. Puis nous mangeâmes le gâteau, avant d’aller nous coucher. Le lendemain, nous repartîmes pour nôtre maison. Elle avait en effet bien grandie. En plus des champs plus grands, mon père avait aussi engagé quelques éleveurs et acheté des vaches pour faire du lait et de la viande. Mon père continuait la chasse, ma mère s’occupait des fruits et des légumes. Nôtre maison était plus grande, et désormais il y avait d’autres habitations à côtés pour les employés de mon père. J’étais si heureuse de revenir chez moi.

    La vie repris son court normal. Je repris mon travail au champ avec ma mère. Ma sœur était repartie à l’école. Bientôt je rejoignis mon père à la chasse. C’était ce que je préférais. Mais il restait toujours très près de moi, il ne voulait surtout pas que je me fasse mal et que je ne puisse le prévenir. Un jour alors que je chassais prêt de la rivière, j’attrapai un oiseau qui volait suffisamment bas entre mes crocs et je le déposai rapidement par terre. Je m’apprêtais à l’achever lorsqu’une petite voix s’échappa de lui me suppliant de l’épargner. C’était un phœnix. Je le relâchai immédiatement, reculant lentement, incapable de m’excuser. Je n’en revenais pas, j’avais failli tuer quelqu’un. A force de reculer je trébuchai et tombai dans l’eau. Mon père m’entendit, et accouru pour me rattraper. Heureusement j’avais patte. Je ne savais pas nager non plus. Je me débrouillai pour revenir jusqu’à la berge. Mon père me rejoignit rapidement, avec l’oiseau. Je l’avais blessé à l’aile, rien de bien méchant mais elle ne pouvait plus voler. Nous allions l’accueillir avec nous quelques temps. Pour la soigner et la remettre d’aplomb avant de la laisser repartir. On retourna à la maison tous ensemble, et à peine arrivée je filai dans ma chambre prendre un crayon et une feuille de papier. J’écrivis pleins de mots d’excuses en essayant de lui faire comprendre que je n’avais pas fait exprès. J’ignorais qu’elle était une phœnix. Je le lui apportai ensuite en baissant la tête. Elle la lut rapidement. Elle semblait vraiment choquée. Elle me demanda alors pourquoi je ne parlais pas. Mon père lui dit que j’étais muette et lui expliqua rapidement mon accident. Elle comprit vite ma situation, et elle me pardonna. Après le repas, Elena insista pour rester avec moi un moment. Elle voulait ‘‘discuter’’. Je pris donc quelques feuilles et un peu d’encre, et nous commençâmes. Elle semblait intriguée par mon histoire. Mon nom n’était pas inconnu dans cette partie du Domaine. J’essayai de tout lui réexpliquer avec mes mots, cherchant à lui faire un résumé le plus complet possible. Je ne tenais pas à lui cacher quoi que ce soit. Et puis je n’avais pas honte de ce que j’avais fait. Grace à ça mes parents vivaient bien mieux. Et puis maintenant j’étais libre. Je n’avais plus à me cacher. Et puis, je lui devais bien, j’avais failli la tuer. Elle aimait mon histoire, et elle me raconta alors la sienne. Elle était plus banale. Je n’ai pas retenu grand-chose à part qu’elle avait rejoint l’armé du Domaine en tant que mercenaire et espionne pour suivre les pas de ses parents. Nous continuâmes de discuter ainsi. Nous étions devenues amies. J’étais heureux d’être avec elle. Et j’aimais beaucoup lui parler. Rapidement, Elena me connut presque mieux que mes parents à qui je cachais une partie de moi-même. Juste en me regardant, elle comprenait ce que je voulais dire. Mes réactions, mes émotions… Elle arrivait à les déceler facilement. Elle me comprenait même parfois mieux que moi. Cependant elle respectait ma vie privée, et ne disait rien qui pourrait me mettre en difficulté et les choses que je ne voulais pas dire. Quand elle fut à nouveau capable de voler, nous la laissâmes s’en aller pour finir son travail. Mais elle revint rapidement pour rester avec moi. Elle s’était beaucoup attachée à nous pendant ses quelques semaines. Ma sœur qui ne la voyait que quand elle revenait des cours l’appréciaient beaucoup elle aussi. Nous étions heureux.

    Mais la dure réalité me rattrapa. Le geôlier avait fait tomber ma peine, mais pas la rancœur dans le cœur des marchands. Après ma capture, la nouvelle s’était propagée à une vitesse incroyable et tous réalisèrent que leurs pertes venaient de moi. En prison, ils étaient calmés, bien qu’ils voulaient tous revoir leurs gemmes. Ma libération les avait profondément choqués, et tous s’allièrent dans l’unique but de me faire payer ce que je leur devais. Leurs motivations étaient discutables, mais heureusement ils ne manquaient pas d’éthique. Tous essayaient auprès de la garde de me remettre en prison. Par des manières légales bien sûr, des plaintes que mon ancien geôlier qui était depuis le temps monté en grade refusait à chaque fois. ‘‘Elle est folle. On n’enferme pas les fous. Et puis qui sait ce qu’elle pourrait faire si son cas aggravait. Je préfère qu’on en reste à quelques vols et que ça dégénère en meurtre et en assassina.’’ Mais personne n’avait compris cette phrase, moi non plus d’ailleurs. Un jour arriva où le garde revint nous voir. Il semblait inquiet. Il nous expliqua que certains marchands commençaient à devenir de plus en plus agressifs, et il avait peur que certains deviennent violents. Ils avaient fait le total de ce que j’avais volé en s’appuyant sur ce que j’avais avoué au tribunal. La somme était exorbitante. Il me suggéra de disparaitre, il était persuadé qu’ils ne s’en prendront pas à ma famille mais il en était moins sûr à mon égard. Il repartit rapidement. Le soir nous en parlâmes avec mes parents. De toute évidence, il fallait que je m’en aille pour nôtre sécurité à tous. Elena me recommanda de rejoindre Auroria, là-bas je serais tranquille. Et même si on me retrouvait, la garde saurait me protéger. Je préparai mes affaires le soir, et je m’en allai immédiatement. Elena était resté avec moi, et me guida jusqu’à la capitale. La ville était gigantesque, et magnifique. Nous trouvions une taverne, et nous nous installâmes ici. Avec mes quelques économies, j’avais réussi à prendre une chambre. Je me mis rapidement à travailler dans celle-ci, en tant que serveuse pour me faire quelques gemmes. Je ne gagnais pas beaucoup, mais il m’hébergeait gratuitement. Quand je n’étais pas de service, je me promenais dans la ville. Un jour, je me retrouvai dans une fête. Surement un jour particulier. J’étais resté pour regarder. Il y avait pleins de spectacles. Il y en avait de toutes sortes. De la musique, du cirque, du théâtre… Mais ce qui retenu le plus mon attention, ce fut les danseuses. Elles étaient tellement belles. Avec leurs bijoux qui clinquaient. Leurs mouvements fluides et légers. Jouant avec leurs ailes et leurs queues en des gestes parfaits. Les dragons semblaient aux anges en les voyants. En rentrant, j’étais obsédé par ce que j’avais vu. Moi aussi je voulais danser. Je le faisais le soir, tard dans la salle de bain de ma chambre. Imitant les mouvements que j’avais vus, modifiant ceux qui ne me plaisaient pas, je me créais une danse. Ma danse, mais je n’osais la montrer à personne. J’avais peur des critiques, peur des remarques, peur de me montrer… Elena m’avait surprise une fois. Mais malgré ses compliments je ne me sentais pas plus à l’aise devant tout le monde. Déjà servir, j’avais parfois du mal, alors danser… Impossible. Pourtant, un jour, alors qu’une petite fête était organisée dans la taverne, je me mise à danser devant la foule. Il y avait de la musique, d’autres gens dansaient déjà. Elena m’entraina alors sur la piste et je commençai à bouger. Au début je ne faisais que me tortiller, puis au fur et à mesure de la musique, je commençai à m’y mettre sérieusement. Le rythme m’avait envouté. J’improvisais certains de mes mouvements mais je restais globalement fluide. Sans que je ne m’en rende compte, d’autres me rejoignirent, imitant mes mouvements, et tous les regards se posèrent sur nous. La musique terminée, on nous applaudie. J’avais du mal à le croire. Mais c’était bien réel. Je devins écarlate tandis que des compliments fusaient, puis ils m’encouragèrent pour une deuxième. Je continuai ainsi la soirée, jusqu’à ce que je sois épuisée. Le tavernier m’avait laissé m’amuser, mais il me rappela que j’avais aussi du travail à fournir. J’étais heureuse.

    La vie continua ainsi. Mon salaire augmentait petit à petit et je pus bientôt envoyer de l’argent à mes parents. Je dansais presque tous les soirs, améliorant la réputation de ce petit bar au fond d’Auroria. En fin de soirée, j’aidais à nettoyer les tables et à ranger la taverne. Je faisais la vaisselle et tout allait pour le mieux. Cependant je ne travaillais que le soir. Et visiter la ville et dormir dans les jardins commença à m’ennuyer. Je regardais de plus en plus souvent les tableaux des quêtes des mercenaires. Elena s’en rendit compte, et me proposa alors de rejoindre l’armée. ‘‘Au moins là-bas, même si les marchands te retrouvent, tu seras protégée.’’ Mais ses conditions ne me plaisaient pas. Et puis je ne voulais pas tuer, je pouvais peut-être espionner, ou voler, ma spécialité. Quoi qu’il en soit, il me fallait de l’entrainement. Ne sachant pas voler, il fallait que je sois la plus rapide au sol. Et que les collines et les falaises de me fasses pas peur. Je devais être la meilleure à la course et à l’escalade. Elena m’emmena dans les ravins et dans les plaines. J’appris à me servir de mes ailes pour courir encore plus vite, pour sauter plus haut, pour me réorienter en chute. Toujours sans savoir voler. Puis elle m’apprit un sort de magie très simple. Une technique pour me cacher. Un pouvoir des ténèbres qui sommeillait en moi depuis toujours. J’avais enfin appris à l’utiliser, et désormais, je pouvais me cacher en imitant les textures et les couleurs. Même en me déplaçant, sauf que c’était bien moins efficace. Elle m’apprit à rester cachée et à espionner sans difficulté. J’étais devenue assez douée. Et bientôt nous commençâmes les missions. On avait commencé par du mercenariat, plus simple, moins risqué, et l’on ne risquait pas de se mettre à dos un clan entier. Des petites missions d’espionnages faciles entre marchand du Domaine. Puis quand nous jugeâmes avec Elena que j'étais suffisamment entrainé. Je me proposai à l’armée. Mais je leur imposais mes conditions. Je voulais agir comme une mercenaire, n’être au courant que de mon contrat. Ne rien savoir des actions de l’armé du Domaine. En échange, je ne leur appartenais pas, j’étais libre d’agir comme je voulais, et surtout je n’étais pas envoyé au combat pour tuer ou dans des grands groupes d’opérations. Je voulais être seule avec Elena, la présence d’autres compagnons me mettaient mal à l’aise, et je n’arrivais pas à faire de mon mieux. Mes conditions leur convinrent. Mais ils me mirent en garde, sous ses conditions, ils nieront que je travaille pour le Domaine, et si je me fais prendre, je ne pourrais compter que sur moi-même. J’acceptai.

    Mes premières opérations se passaient très bien, j’étais envoyé pour espionner le Royaume et l’Alliance, et parfois même le Domaine pour assurer ma couverture. Ils m’avaient fournis un masque pour que mon identité reste protégée et que l’on ne me reconnaisse pas sans. Je pus visiter Warfang, Garius et Braserio dans le cadre de mes missions. Je ne me faisais jamais repérer pour entrer dans la ville. En revanche, je ressortais souvent avec les gardes à mes trousses. Mais aucun d’eux n’arrivaient à me rattraper, j’étais plus rapide au sol qu’eux qui volaient. Mes premières payes furent suffisantes pour que je puisse m’acheter une petite armure avec une cape noire. Je n’avais encore jamais subis de coup, mais je craignais que cela arrive un jour. Je n’avais pas pris une armure lourde pour ne pas me ralentir. J’avais aussi choisis pour les gants. Lors de mes fuites, je passe souvent prêt des falaises et des canyons, et je cherche à semer mes poursuivants en passant par ses endroits. Mais percer les rochers avec mes griffes me fait mal… Très souvent, elles saignent. Les gants de mon armure les renforcent et les prolongent, ainsi je ne me fait plus mal quand je les plante dans la pierre. Au fur et à mesure des missions, mon corps se muscla naturellement, j’étais devenue très forte pour une dragonne de ma taille, malheureusement j’étais très maigre. Je ne m’alimentais pas correctement pendant mes missions. Elena n’arrêtait pas de me le reprocher. Je m’en moquais, je n’avais pas faim. Et je me trouvais belle. C’est le principal non ? Je m’étais aussi acheté une collection de masque pour changer de temps en temps. Ma vie continua ainsi. J’envoyais régulièrement des gemmes à ma famille. Je partais en mission quelques jours, puis à mon retour, je revenais danser dans la taverne. Et j’étais heureuse… »

Familier

    Prénom : Elena.
    Nom : Sifflombre.
    Âge : 16 ans (première vie).
    Espèce : Phœnix à double cape. Croisement rare entre deux phœnix de pouvoirs différents. Leur plumage et ainsi bicolore alors qu’il est d’ordinaire unicolore. Mais étrangement ils ne maitrisent pas forcément les deux pouvoirs séparément, mais un seul pouvoir équivalent à la combinaison des deux précédents.
    Description physique & mentale : Elena est un oiseau à peine plus grand qu’un faucon. Sa tête ainsi que son ventre jusqu’à la queue, les bras, son bec et ses pattes de ses ailes sont blanc. Son dos, les longues plumes constituant ses ailes et sa queue fourchue sont en revanche noirs. Ses yeux sont gris bleutés. Quand elle utilise son élément, son corps se recouvre de cristaux de glace blanche dégageant une épaisse fumée noire.
    (Elle ressemble fortement à un milan à queue fourchue.)
    Elena est sensible et attentionnée de la même manière qu’Ece. Elle est toujours avec elle lorsqu’il s’agit d’aider quelqu’un. Cependant elle sait reconnaitre ses amis de ses ennemis. Elle n’aidera pas les personnes qui lui veulent du mal ou qui s’attaque à ses amis. Elle est très agressive lorsqu’elle se bat et s’attaque directement aux yeux de ses adversaires. Cependant elle n’agit ainsi que très rarement pour ne pas blesser son ami et fuira avec elle. Mais si Ece est prise au piège, elle n’hésitera pas. De plus, elle se fit à la première impression. Si quelqu’un ne lui plait pas, elle se montrera froide et désagréable.
    Lors de conversation, Elena est très gentille et agréable. Elle est cultivée et arrive à discuter sur de nombreux sujets. Elle s’intéresse à tout et adore pouvoir partager ses connaissances. Cependant quand il s’agit d’informations confidentielles, elle sait la fermer. Cependant elle ne sait pas mentir et inventer des histoires. Elle se met dans un état de stress et bredouille sans arriver à articuler. En revanche raconter les mensonges des autres lui est plus simple. Elle est fidèle envers ses amis et sait assumer ses actes. Quand la situation lui échappe, elle préféra garder le silence.
    Lieu de rencontre : Vallée d’Avalar.
    Sait-il parler ? : Oui.
    Pouvoir (facultatif) : Les Ténèbres, ses plumes peuvent se mettre à dégager de la fumée noire glacée. Bien que les Phoenix puissent avoir de nombreuses compétences avec leurs plumes, Elena de par sa jeunesse ne maitrise que le camouflage, de la même manière qu’Ece et elle peut faire apparaitre sa cape élémentaire bien qu’elle sert plus à intimider qu’à blesser.
    Caractéristique(s) (facultatif) : X

You

    Prénom (facultatif) : X
    Âge : 21 ans.
    Puf : Aryn.
    Comment avez-vous connu le forum ? Grank Tarnag m'a prévenus.
    Comment le trouvez-vous ? J'adore le contexte. O_O ^^
    Quelque chose pour l'améliorer ? Ne me laisser pas faire n'importe quoi. XD
    Autres comptes ? Pas encore, mais j'ai déjà malheureusement des idées. ^^"
    Autre : X
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Discorde

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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Mar 28 Avr - 17:32

Hey !!
Tout ça me parait être un excelent début, ta fiche est claire et compréhensible.
Ya juste la partie sur ton surnom que j'ai pas comprise, sinon c'est super. Y a quelques fautes, mais vraiment très peu. Dès que tu nous met ton caractère ce sera parfait XD.


EDIT POST(05/05/2015) : j'aime l'histoire !!! Il ne manque plus que ton caractère et c'est parfait !!

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Sous la tempête ou sous les flammes, le monde doit tomber...
Je serais un des artisans de sa chute, mais aussi son plus fidèle spectateur.

De l'Ombre, de la Lumière, lequel des deux nous éclaire ?...:
 

Eris vous écrase de son arrogance en deepskyblue.

Mon atelier de vavas et signas : Ici (venez donc y passer commande)!!
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Ece Icarius

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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Mer 6 Mai - 16:09

C'est bon, j'ai fini. Le caractère d'Ece et d'Elena sont ajouté. J'ai aussi rajouté quelque objets dans son équipement. ^^

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Ece parle en steelblue et Elena en slategray.
Merci à Kira pour ce superbe kit.
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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Mer 6 Mai - 17:09

    C'est avec plaisir que je valide, bon jeu à toi !

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Ece Icarius

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